Bazar du Web #4 / 10 youtubeuses qui font du bien à ta culture, ton morale et ton féminisme

Pour les gameuses et les gamers:

Feminist Frequency

Anita Sarkeesian est la preuve de l’enracinement du sexisme dans notre société. Imaginez vous que cette jeune femme qui fait des vidéos d’analyses sur la place des femmes dans la pop culture n’a cessé de recevoir des insultes et même des menaces de viol et de mort à partir du moment où elle a débuté une récolte de fonds pour faire des vidéos concernant la représentation des femmes dans les jeux vidéos. Si ça, ce n’est pas un signe que vous appuyez là où ça fait mal, je ne sais pas ce que c’est.

Pour parler de sexe:

Laci Green

Laci Green est clairement la reine de la dédramatisation des problèmes de sexualité. Avec son sourire jusqu’aux oreilles, elle parle de seins, de lubrification, de virginité, de transexualité, etc. avec toujours quelques blagues en stock. C’est frais, c’est souriant, ça pose des questions que l’on n’ose pas toujours poser. En gros, de l’or en barre pour votre culotte! Lire la suite

Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques

Réflexion sur l’autonomie du corps des femmes et de ce qu’elles en font à l’aide de trois exemples parlant, dans une perspective géopolitique.

couvfeminismeepreuvemutationsLe féminisme est pour moi, avant d’être un mouvement dont le but est d’atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes, un vrai concentré de liberté. Une liberté qui, malgré les esprits chagrins, nous concernent tous, hommes et femmes, ainsi que les personnes qui ne s’identifient pas à ces catégories.

Cependant, ce que l’on oublie souvent, en tant que féministe vivant dans un pays du Nord, c’est qu’être une femme reste plus facile qu’ailleurs. Ne vous méprenez pas! Il y a encore, chez nous, des centaines de choses à améliorer, notamment en matière de discrimination implicite dans le cadre légal et en matière de préjugés et de croyances sur les sexes. De plus, ces dernières années, on ne peut ignorer un certain backlash avec toutes sortes d’organisations qui essayent d’imposer leur vision rétrograde (masculinistes, religieux fondamentalistes, etc.). Cependant, on ne saurait comparer la vie d’une jeune femme en Europe et la vie d’une jeune femme en Inde. Particulièrement en ce qui concerne son autonomie par rapport à son corps, c’est-à-dire son droit et sa possibilité de dire oui, de dire non, de choisir ce qu’elle en fait personnellement et professionnellement. Pour être plus clair, je vous propose quelques exemples en matière de contrôle des naissances, de prostitution et de travail rémunéré. Ces exemples sont tirés du recueil «Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques». Cet ouvrage réunit divers articles (traitant, par exemple, du féminisme dans les pays musulmans, de racisme, de l’avancée et du recul des droits des femmes, de l’élimination des filles, du salariat, etc.). Lire la suite

Sexisme, le mot pour le dire!

On oublie parfois que le mot « sexisme » n’a pas toujours existé. Un petit livre offre la retranscription du premier discours où il a été employé.

9791090062078rComment parler d’un océan, si on ne sait pas le nommer? On peut parler de sa couleur, de sa taille, de sa profondeur, mais il faudra le décrire entièrement et précisément pour le différencier d’une mer, par exemple. Alors que si l’on connait le mot océan, on saura tout de suite de quoi on parle. Le problème est identique pour le sexisme. Comment parler d’un phénomène qui n’a pas de nom?

Résumé du livre:

Pauline Leet Pittenger travaille dans un college privé de Pennsylvanie. Responsable des programmes spéciaux pour élèves de milieux défavorisés, on lui propose de participer à une série de conférences mensuelles. Elle va alors aborder un thème et un mot novateur: le sexisme. Lire la suite