La multiplication des personnages féminins est-elle la victoire du politiquement correct?

Retour sur une polémique qui date déjà un peu, mais qui méritait une petite mise au point.

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Beauté fatale: les nouveaux visages d’une aliénation féminine

Attention livre dangereux! Pas pour ses lectrices et lecteurs évidemment, mais pour toutes les industries du «complexe mode-beauté»…

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Quatrième de couverture:

Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du «complexe mode-beauté» travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle. Lire la suite

Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques

Réflexion sur l’autonomie du corps des femmes et de ce qu’elles en font à l’aide de trois exemples parlant, dans une perspective géopolitique.

couvfeminismeepreuvemutationsLe féminisme est pour moi, avant d’être un mouvement dont le but est d’atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes, un vrai concentré de liberté. Une liberté qui, malgré les esprits chagrins, nous concernent tous, hommes et femmes, ainsi que les personnes qui ne s’identifient pas à ces catégories.

Cependant, ce que l’on oublie souvent, en tant que féministe vivant dans un pays du Nord, c’est qu’être une femme reste plus facile qu’ailleurs. Ne vous méprenez pas! Il y a encore, chez nous, des centaines de choses à améliorer, notamment en matière de discrimination implicite dans le cadre légal et en matière de préjugés et de croyances sur les sexes. De plus, ces dernières années, on ne peut ignorer un certain backlash avec toutes sortes d’organisations qui essayent d’imposer leur vision rétrograde (masculinistes, religieux fondamentalistes, etc.). Cependant, on ne saurait comparer la vie d’une jeune femme en Europe et la vie d’une jeune femme en Inde. Particulièrement en ce qui concerne son autonomie par rapport à son corps, c’est-à-dire son droit et sa possibilité de dire oui, de dire non, de choisir ce qu’elle en fait personnellement et professionnellement. Pour être plus clair, je vous propose quelques exemples en matière de contrôle des naissances, de prostitution et de travail rémunéré. Ces exemples sont tirés du recueil «Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques». Cet ouvrage réunit divers articles (traitant, par exemple, du féminisme dans les pays musulmans, de racisme, de l’avancée et du recul des droits des femmes, de l’élimination des filles, du salariat, etc.). Lire la suite

Résistance féministe #3: Survivre dans la jungle des courants féministes

Le féminisme se conjugue au pluriel et se retrouver dans la jungle des courants, à la fois diversifiés et divisés, est une gageure pour les novices, comme pour les militantes, souvent amenées à se poser la question: «Quel féministe suis-je?».

FéminismesMême les plus grands cyniques ont une petite dose de naïveté en eux. En me lançant dans le militantisme féministe sur internet et dans la vie de tous les jours, je voyais le féminisme comme une grande communauté défendant les droits des femmes, main dans la main. FAUX! Au cours de mes lectures et de mon expérience de blogueuse, j’ai pu remarquer que le féminisme s’écrit décidément au pluriel. Lire la suite

Résistance féministe #2.5: Transmission des patronymes, une discrimination aux racines profondes

Après un article plus généraliste et léger sur la pression sociale liée au mariage et sur l’amour véritable qu’il est censé symboliser, voici un article plus concret touchant à un des sexismes légalisés contenu dans l’institution du mariage en Suisse.

En 2011, le Parlement fédéral a modifié le droit du nom de famille, afin de lever un des derniers obstacles légaux à l’égalité entre homme et femme. A présent, lors d’un mariage, les deux époux gardent leur nom de famille et gardent leur droit de cité communal et cantonal respectif (en gros, leur lieu d’origine). Le couple peut cependant se choisir un nom commun qui peut être celui du mari ou celui de la femme. Si les époux n’ont pas de nom commun, ils doivent déterminer le nom que porteront leurs enfants. Les doubles noms sont désormais interdits. Le nouveau droit du nom de famille s’applique également aux couples pacsés de même sexe.

Cette loi amène effectivement une égalité de traitement et est plus en conformité avec les pratiques de conjugalité actuelles: le nom du mari n’est pas automatiquement imposé pour les enfants, un homme non-marié peut facilement transmettre son nom à ses enfants, application de la loi pour les couples homosexuels et lesbiens, etc.

Cependant, à l’épreuve du terrain, on se rend compte que la discrimination à l’égard de la transmission du matronyme continue, malgré une loi équitable pour les deux conjoints. Lire la suite