La Faute de l’abbé Mouret / Émile Zola

D’habitude Émile Zola, c’est toujours un grand plaisir. Mais, cette fois, ce n’était pas une sinécure…

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Sud de la France, fin du 19ème. Serge Mouret, un jeune prêtre de 25 ans, officie dans un tout petit village. Il est un homme dévoué à sa foi et qui a développé un grand amour pour la Vierge Marie, au grand dam de ses collègues. Un jour, il tombe gravement malade. Son oncle, le Docteur Pascal, le confie, pour qu’il se remette, à Jeanbernat et à Albine, deux habitants du village un peu marginaux, mais qui vivent dans une demeure riche d’un jardin immense et abondant.

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Je continue dans ma quête de la lecture complète des Rougon-Macquart. Avec «La Faute de l’abbé Mouret», on retrouve un personnage du roman précédent, car Serge est l’un des enfants du couple qui est au centre de «La conquête de Plassans». Dans ce tome, il était encore un adolescent un peu chétif et éthéré, touché par la grâce de Dieu. Nous le retrouvons une dizaine d’année plus tard en tant que jeune prêtre.

Malgré mon amour pour l’écriture de Zola, ce roman a été une vraie purge à lire. Je me suis ennuyée, mais à un point…Dans ce roman, Zola se concentre moins sur les relations, les destinées sociales, mais plus sur l’opposition entre nature et religion. Effectivement, dans «La conquête de Plassans», Zola brocardait déjà fortement le clergé. Ici, l’image de l’église est encore plus négative: froide, sans âme, haineuse. Il l’oppose à la beauté, la générosité et l’exubérance de la nature, de ses fleurs, de ses arbres, de ses fruits. «La Faute de l’abbé Mouret», c’est une vraie ode à la nature.

Au delà de cette mise en scène intéressante, je n’ai pas réussi à trouver de l’intérêt à ce livre. Les trois-quarts du roman sont consacrés à l’histoire d’amour entre Serge et la jeune Albine, jolie nymphe sauvageonne qui vit dans un magnifique jardin d’Eden. Alors, oui, l’histoire d’amour est belle, l’écriture si évocatrice, mais personnellement autant de pages consacrées, c’était trop pour moi qui aiment surtout le côté sociologique d’Emile Zola.

En résumé, une écriture toujours aussi belle, mais à réserver aux grand.e.s romantiques, sinon ennui garanti.

Émile Zola, «La Faute de l’abbé Mouret», 1875, disponible dans toutes les éditions possibles et imaginables. Disponible gratuitement en e-book. 

Mes autres chroniques sur les Rougon-Macquart : Au Bonheur des Dames / La Fortune des Rougon / La CuréeLa conquête de Plassans

Une réflexion sur “La Faute de l’abbé Mouret / Émile Zola

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