La vie interdite / Didier van Cauwelaert

Le mois d’avril sonne l’heure des retrouvailles entre La Dent Dure et le prolifique Didier van Cauwelaert.

la vie interdite

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Jacques Lormeau, trente-quatre ans, quincaillier à Aix-les-Bains et peintre amateur, meurt à sept heures du matin d’une rupture d’anévrisme. Mais ce n’est pas la fin de l’aventure pour Jacques qui se met à «hanter» les lieux de sa vie et ceux de ses proches. Le problème? Jacques n’arrive pas à communiquer avec les vivants et il ne comprend pas pourquoi il est coincé dans cet entre-deux. Est-il retenu pour une bonne raison? Est-ce ainsi que finissent toutes les vies? Ce sont les questions auxquelles le quincaillier va essayer de répondre pour mettre fin à son errance.

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Pourquoi l’heure des retrouvailles? Parce qu’il y a quelques années, j’avais lu beaucoup de livres de M. van Cauwelaert. Mais après avoir été déçue par deux romans, lus à la suite, j’ai laissé tomber cet auteur. Je suis rancunière, on peut me décevoir une fois, mais pas deux. Mais, il se trouve que l’on m’a prêté «La vie interdite» en m’en vantant les mérites. Alors, j’ai replongé et ce fut une baignade agréable.

Si vous connaissez déjà l’auteur, je peux vous dire que l’on retrouve dans ce livre tous les ingrédients qui personnellement me charment chez Didier van Cauwelaert (en plus de sa qualité d’écriture). Il y parle de personnes banales, dont la vie prend un tour surprenant. Il y aborde les émotions humaines, les plus belles, comme les plus moches, sans tomber dans le pathos. On retrouve également dans «La vie interdite», la petite touche d’humour et d’ironie qui donne du pep aux récits de l’auteur.

«La vie interdite» est un roman sur les regrets. Jacques est un homme mort jeune, qui a mal aimé sa femme, qui n’aimait pas sa vie, mais qui n’a rien fait pour l’améliorer. Les autres personnages également sont perclus de regrets, de rébellions tuées dans l’œuf. Mais, au travers de sa mort, Jacques va essayer de trouver un sens (pas forcément pour lui), à défaut de pouvoir réparer sa vie un peu gaspillée. Comme son héros, peintre amateur, l’auteur arrive à faire un joli tableau de la vie, ni tout gris, ni tout rose, avec des clairs-obscurs qui donne du relief.

C’est un livre touchant qui a la qualité de vous rappeler que demain vous serez peut-être six pieds sous terre. C’est un poncif, mais on l’oublie trop souvent.

En résumé, un livre agréable comme un carré de chocolat noir, entre douceur et amertume. 

Didier van Cauwelaert, La vie interdite, 1997, chez Albin Michel et chez Le Livre de Poche.

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4 réflexions sur “La vie interdite / Didier van Cauwelaert

  1. J’ai déjà lu plusieurs romans de cet auteur mais j’avoue que je n’ai pas vraiment envie d’en lire d’autres, ce sont des lectures plaisantes mais à mon sens pas inoubliables.

    Estelle
    lalippequimurmure.fr

    1. Moi non plus je ne considère pas ses livres comme des chefs-d’oeuvre. Mais plutôt comme de la littérature simple à lire sans être simpliste.

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