Girls Rock / Sophie Rosemont

Amatrice, amateur de rock, viens donc combler ta méconnaissance sur les femmes rockeuses et en rythme s’il te plait!

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CORNER TAB

PJ Harvey, Tina Turner, Kim Gordon, Nico, St Vincent, Anna Calvi, Véronique Sanson, Nina Hagen, Corine Marienneau, Beth Ditto, Patti Smith… À travers des thématiques qui les rapprochent, ce livre raconte les destins croisés de femmes rockeuses, la plupart si mythiques qu’elles sont devenues des figures historiques contemporaines. On le considère depuis toujours comme un domaine farouchement masculin. Le mot même de rock’n’roll appelle habituellement des noms comme Elvis Presley, les Rolling Stones ou Nirvana. Et pourtant… Finissons-en avec l’image de muse ou de groupie qui colle aux femmes artistes et qui a initié tant de rumeurs fausses – Yoko n’était rien sans John, Cobain fut le compositeur fantôme…

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Je n’en parle jamais ou presque ici, mais je suis aussi une amatrice de musique. Le genre de personne avec un casque toujours vissé sur la tête. J’écoute en général une musique du spectre folk-rock-metal. Et clairement, j’écoute une grande, que dis-je, une énorme majorité d’artiste masculin! Ce phénomène est lié à mes goûts, tout d’abord, ou plutôt à ceux de mon oreille qui dédaigne les voix aiguës, ce qui est plus souvent le cas chez les chanteuses. Mais, une autre partie de cette playlist quasi exclusivement masculine vient de mon ignorance. Et c’est ce que m’a démontré Sophie Rosemont avec «Girls Rock».

«Girls Rock» n’est pas une encyclopédie, mais plutôt un essai qui décortique la place des femmes dans le rock au travers de thématiques, comme les femmes qui font cavalier seul, les frontwomen d’un groupe, les rockeuses engagées, les groupes exclusivement féminins, etc. Avec ce format, le livre de Sophie Rosemont se lit de manière très agréable, car il y a un vrai storytelling, et pas une succession d’entrées de dictionnaire. 

Difficile de résumé «Girls Rock» tant il contient d’informations, mais l’autrice s’attache à dégommer le mythe de la femme dans le rock, uniquement vu sous l’angle de la groupie, de la muse ou de la briseuse de groupe/carrière (comme Yoko Ono et Courtney Love), tout en nous faisant découvrir des musiciennes incroyables, dont il parait totalement invraisemblable qu’on ne les connaisse pas vu leur contribution à l’histoire de ce genre musical. Pour ma part, un seul petit regret, j’ai trouvé que «Girls Rock» manquait de musiciennes officiant dans le metal, un genre que le livre traite peu. Et on peu aussi être surpris.e par le choix de certaines musiciennes que je peine à classifier comme rock, telle Véronique Sanson. Même si la dame semble avoir eu une vie assez mouvementée.

En résumé, un indispensable pour les fans de rock! Et pour conclure, je vous offre une playlist 100% «Girls Rock».

PJ Harvey – This Mess We’re In

Brody Dalle – Don’t Mess With Me

Garbage – Queer

Beth Dito – Fire

Joan Jett and the Blackhearts – Bad Reputation

Metric – Gold Guns Girls

Et dernière femme musicienne qui n’est pas dans le livre, mais qui le mériterait: Stephanie, batteuse et frontwoman du groupe belge Brutus:

Sophie Rosemont, Girls Rock, aux éditions NIL, 2019.

Lu dans le cadre du Feminibooks Challenge:

feminibooks challenge

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