L’attentat / Yasmina Khadra

Découverte de l’écrivain algérien qui se cache derrière un pseudonyme emprunté à son épouse adorée.

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Israël, Tel-Aviv, de nos jours. Aux yeux de tous, Amine Jaafari est un Arabe israélien qui a réussi sa vie. Il est chirurgien, vit dans un quartier chic et est marié à Sihem, la femme qu’il aime. Un jour, une femme kamikaze se fait exploser dans un restaurant bondé de Tel-Aviv. Amine passe sa journée à tenter de sauver les victimes de l’attentat et rentre se coucher. Mais, il va être réveillé par un appel qui va bouleverser sa vie.

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Yasmina Khadra fait partie de ces écrivains dont les livres sont toujours très visibles sur les étals des librairies, alors j’étais un peu curieuse. Ma curiosité a redoublé quand j’ai compris que Yasmina Khadra était en fait un écrivain et non une écrivaine. De surcroît, un ancien militaire. J’ai donc, par hasard, commencé par «L’attentat» qui fait partie d’une trilogie sur les conflits au Moyen-Orient. Une belle lecture qui m’a fait découvrir un écrivain à la plume poétique.

Petit avertissement. Au moment de commencer la lecture, je n’avais pas lu la quatrième de couverture qui révèle le twist de l’histoire. Donc, personnellement, je vous recommande de ne pas la lire non plus pour plus de suspens. Maintenant, vous êtes prévenu.e.s et vous faites comme bon vous semble!

«L’attentat» est un excellent roman qui plonge les lecteur.ices dans le conflit israélo-palestinien. Yasmina Khadra dépeint une société gangrenée par la haine, les extrémismes et la peur de l’autre. Une société où même un homme aussi intégré qu’Amine peut devenir suspect, parce qu’il reste un Arabe. Il montre également que dans un pays où le nationalisme et la religion sont si puissants, les modérés, comme notre protagoniste, n’ont pas de place.

Suspens, réflexion sur la nature humaine, écriture poétique; voilà les ingrédients de ce roman qui contient un grand nombre de phrases mémorables:

«Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu: ce que Dieu te prête tu dois savoir le rendre. Aucune chose sur terre ne t’appartient vraiment. Ni ta patrie dont tu parles, ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière».

En résumé, une belle découverte et certainement pas le dernier roman de l’auteur que je lis.

Yasmina Khadra, «L’attentat», chez Julliard et Pocket, 2005.

 

 

 

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