« Boyhood », une prouesse fait-elle forcément un bon film?

Découverte de «Boyhood», un des projets les plus ambitieux du cinéma indépendant américain.

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Le petit Mason et sa grande sœur Samantha vivent seuls avec leur mère Olivia. Leur père, de qui elle est séparée, est parti travailler en Alaska. En grandissant, les enfants vont suivre les changements de vie radicaux de leur mère, déménager souvent et compter sur les réapparitions ponctuelles de leur père.

1Vous avez probablement entendu parler de «Boyhood» à sa sortie en raison du pari incroyable qu’il représente: montrer le passage de l’enfance à l’âge adulte d’un petit garçon sans changer d’acteur, c’est-à-dire filmer sur douze années! Ayant raté ce film à sa sortie, cela fait un sacré bout de temps que je souhaitais le découvrir.

Voir l’évolution de Mason, de Samantha et de leurs parents, interprétés par Patricia Arquette et Ethan Hawke, est particulièrement fascinant. Pas de maquillage, pas de faux cheveux gris, juste le vrai vieillissement des acteurs et bien sûr l’évolution des enfants. C’est inédit, c’est impressionnant et ça inspire le respect pour le réalisateur Richard Linklater dont on se demande comment il a pu parier sur un projet si complexe.

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Par contre, comme j’avais de grandes attentes, ce film est probablement parmi les plus décevants que j’ai vu ces dernières années. Tout d’abord, esthétiquement, il ressemble à un téléfilm. Ensuite, il est terriblement long (presque 3h), alors qu’il ne raconte pas grand-chose. Bien sûr, il arrive de nombreux événements et changements dans la vie des enfants et de leurs parents (déménagements, nouveaux mariages, naissances, situations qui dégénèrent, divorces, etc.), mais c’est comme si le réalisateur n’en faisait rien. Les histoires se suivent, mais il est difficile d’en dégager un propos ou un message. En plus, le réalisateur à l’énervante lubie d’utiliser des accessoires et des morceaux de musique de manière absolument pas subtile pour souligner l’année de tournage au spectateur. En résumé, je me suis vraiment ennuyée durant ce film.

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Je vais tout de même souligner l’interprétation des acteurs qui est très bonne et le personnage de la mère qui n’est pas conventionnel. C’est une femme imparfaite, une battante qui évolue, se trompe, change de vie. Elle aime ses enfants, sans s’oublier et sans les étouffer.

Le test Bechdel:

Le film passe le test.

En résumé, un film que je recommanderais pour son pari fou, mais seulement pour ça. 

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3 réflexions sur “« Boyhood », une prouesse fait-elle forcément un bon film?

  1. j’étais aussi très tentée mais ensuite j’ai entendu pas mal de bémols donc le côté très plat et long… et là, non – mais l’idée de départ était très ingénieuse

  2. J’avais gardé le titre de ce film dans un coin de ma mémoire, car j’étais très intéressée par le tournage sur 12 ans avec le même garçon .. je vais attendre qu’il passe à la télé 🙂

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