« White God », les bêtes ne sont pas celles que l’on croit

Partons à la découverte d’un étrange film hongrois et de ses 274 chiens.

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Hongrie, Budapest. La jeune Lili doit passer trois mois chez son père, car sa mère doit partir à l’étranger pour ses activités universitaires. Mais il y a une mauvaise surprise pour le père: Lili amène avec elle son chien, Hagen. C’est d’autant plus rageant pour lui qu’une loi impose le recensement des chiens bâtards assorti d’une taxe. Après plusieurs disputes, le père jette Hagen à la rue. Lili fait tout pour le retrouver, mais Hagen va devoir lutter seul pour sa survie.

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Gagnant du prix Un certain regard à Cannes en 2014, «White God» est un film à qui l’on ne peut pas reprocher de ne pas être original, car les stars du film sont des chiens, 274 pour être exact.

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«White God» raconte l’histoire d’amour entre une fillette et son chien, mais dépeint surtout un monde brutal où les animaux sont maltraités et exploités, particulièrement s’ils ne sont pas de race pure! Le réalisateur Kornél Mundruczó mélange ainsi dans son film militance en faveur des animaux et critique des régimes totalitaires au travers d’un drame qui frise le conte fantastique. Effectivement, même si la ville de Budapest semble être telle qu’elle est aujourd’hui, elle va être submergée par une marée canine, formée de bâtards échappés du refuge qui voulait les euthanasier! Des chiens qui vont se comporter comme une armée organisée et dirigée par le courageux Hagen.

Une des prouesses de ce film réside évidemment dans la direction des chiens qui sont des protagonistes à part entière, touchants et expressifs. A noter que les chiens de «White God» sont tous issus de refuges, ont été entraînés pour le film, puis placés dans des familles, à part pour le chien Hagen qui est interprété par deux chiens-acteurs professionnels et jumeaux. Cette masse de chien donne lieu à de très beaux plans, à la fois étranges et apocalyptiques.

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Cependant, ce film à deux défauts majeurs. Tout d’abord, un scénario extrêmement prévisible. La progression de l’histoire n’est à aucun moment surprenante. Autre problème, les acteurs. Décidément, ces derniers semblent tous avoir consommé une forte dose de tranquillisants. On peut ajouter à cela que les personnages humains sont tous antipathiques, même la fillette à laquelle il est difficile de s’attacher. Cependant, il est possible que cela soit une volonté du réalisateur pour renforcer l’attachement aux personnages canins.

Le test Bechdel:

Si on considère Hagen comme un personnage neutre, le film passe le test Bechdel.

En résumé, malgré des défauts signifiants, ce film mérite le coup d’œil pour son originalité!

 

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