La papeterie Tsubaki / Ito Ogawa

De nos jours, Kamakura, Japon. A la mort de sa grand-mère, Hatoko revient de l’étranger dans sa ville natale. Elle reprend la papeterie de la défunte, ainsi que le service d’écrivain public que proposait la boutique. Ce métier, subtil et complexe, lui a été enseigné par « l’Aînée » avec une rigueur presque militaire. Adolescente, Hatoko, fatiguée par cet enseignement rigoureux, avait fini par se rebeller puis quitter le Japon…Mais, à son retour, avec délicatesse et sensibilité, Hatoko met à profit sa plume pour écrire cartes de condoléances, annonces de divorce, mais aussi billets doux et cartes de vœux.

Après avoir lu « Le Démon de la colline aux Loups« , j’avais besoin de changer radicalement de registre. J’ai donc jeté mon dévolu sur « La papeterie Tsubaki » de Ito Ogawa, un concentré de douceur et de beauté dans une charmante ville japonaise.

Le roman suit Hatoko, une jeune femme un peu solitaire, qui reprend le commerce de sa grand-mère après son décès. Ce retour plonge la jeune femme dans les souvenirs de sa relation tumultueuse avec sa grand-mère, une femme très sévère. Entre nostalgie et regret, Hatoko sert cependant ses clients avec le plus grand professionnalisme et la plus grande attention.

Le roman permet aussi de découvrir le métier d’écrivain public au Japon qui n’est pas mandaté uniquement par des personnes ayant des difficultés pour écrire, mais par toutes personnes souhaitant délivrer un message important qu’il soit heureux ou triste. Le raffinement de la profession est absolument incroyable. Le moindre détail compte: le papier, l’encre, l’écriture, l’outil utilisé, le format de l’enveloppe, le timbre.

Ce roman, c’est un peu comme boire un excellent thé après une sortie dans le froid et la neige. C’est chaud, réconfortant et apaisant, tout en ayant une certaine profondeur. « La papeterie Tsubaki » ne se contente pas d’être un joli roman léger, c’est une ode à la minutie et à l’artisanat, tout en étant une réflexion intime sur les regrets et la difficulté des relations « filiales ».

Un beau roman qui ravira les amateur.rice.s d’artisanat raffiné et les personnes fascinées par la culture japonaise.

Ito Ogawa, « La papeterie Tsubaki » (titre original japonais: « Tsubaki Bunguten » « ツバキ文具店 »), Éditions Philippe Picquier, 2018.

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2 réflexions sur “La papeterie Tsubaki / Ito Ogawa

  1. « […] comme boire un excellent thé […] », c’est exactement ça ! J’ai beaucoup aimé ce roman, découvrir les choix d’Hatoko quant à l’écriture, le papier, le timbre… Moi qui adore les lettres et les cartes, j’ai trouvé ce roman merveilleux 💜

    1. Oui, moi aussi j’aime beaucoup les jolis papiers et tout ce qui touche à la papeterie, mais je comme je déteste accumuler des objets, je n’en ai pas chez moi. Donc le roman réconciliait bien les deux problématiques chez moi 🙂

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