Premier sang / Amélie Nothomb

En 1964, Patrick Nothomb était diplomate en poste au Congo. Il sera victime d’une prise d’otage longue et terrifiante. Mais Patrick Nothomb est aussi le père de l’écrivaine Amélie Nothomb et un homme avec une enfance difficile, mais hors du commun. Une histoire que conte l’autrice pour rendre hommage à son père décédé en 2020.

Apparemment, j’ai eu le nez fin en lisant ce roman, puisqu’il a obtenu le prix Renaudot quelques jours après la fin de ma lecture –enfin de mon écoute– puisque je l’ai découvert en format audio. Cela faisait un long moment que je n’avais plus lu de romans d’Amélie Nothomb. Effectivement, j’avais eu une série de lectures un peu décevantes chez cette autrice et j’ai simplement lâché l’affaire. Mais, après avoir entendu beaucoup de bien de son dernier opus, je me suis laissée tenter. Et je pense que l’on se dirige vers une réconciliation.

Dans «Premier sang», l’autrice commence son roman avec une image choc, un peloton d’exécution, un danger imminent. Puis, rétropédale et nous emmène dans les années 1930 à la rencontre d’un couple beau et chic de la bourgeoisie belge. Ils s’aiment, ils ont un enfant. Mais, André, le mari décède dans un accident militaire. Claude, son épouse, ne se remet pas de ce décès et peine à s’intéresser à son fils, Patrick. Elle préfère enchainer les mondanités. Ainsi, Patrick va être élevé par ses grands-parents maternels. Mais devant sa délicatesse et sa douceur inacceptable pour un garçon, son grand-père maternel l’envoie séjourner chez son grand-père paternel: un baron-poète qui a engendré une kyrielle d’enfants dans un château magnifique, mais spartiate, et qu’il éduque de façon quasi darwiniste. Commence le récit d’une enfance étrange et rude, mais pas privée de charme et de liberté.

J’ai été happée par ce récit. Amélie Nothomb nous fait rencontrer des personnages étonnants et attachants. On se sent comme plongé dans cette meute d’enfants et dans l’esprit de Patrick qui regarde ce petit monde vivre avec un mélange de peur et d’excitation. J’ai trouvé le roman quasi cinématographique tant je visualisais parfaitement l’histoire, les personnages et leur environnement.

En résumé, une réconciliation avec Amélie Nothomb et un hommage touchant à un père.

Amélie Nothomb, «Premier sang», chez Albin Michel, 2021.

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