Ma vie sur la route / Gloria Steinem

Journaliste, militante, Gloria Steinem est une figure de la lutte pour les droits des femmes et les droits civiques aux États-Unis. Pendant toute sa vie, elle a sillonné l’Amérique pour aller à la rencontre des autres. «Ma vie sur la route» est le récit autobiographique de plus de cinquante ans de combats, depuis la cause amérindienne à l’avortement en passant par le tourbillon de la campagne politique de Hillary Clinton ou encore les droits de la communauté gay. Une ode à l’intranquilité qui nous pousse à partir à l’aventure.

Quel chemin parcouru, quelle route ! Les mémoires de Gloria Steinem vous feront sillonner les États-Unis de long en large, à la rencontre de femmes et d’hommes courageux et infatigables. Ce récit de vie nous fait découvrir un métier pour moi inconnu: community organizer. Il n’existe pas d’équivalent francophone, mais, cela consiste, grosso modo, à aider une communauté (cela peut être un quartier, des personnes racisés, une catégorie de travailleur.ses, par exemple) à s’organiser pour défendre des intérêts communs. C’est cette profession que va exercer Gloria Steinem la majeure partie de sa vie lui permettant de militer, dès les années 1960, pour la libération des femmes, pour la liberté reproductive, pour la communauté LGBTIQ+ et également pour les femmes américaines appartenant aux Premières Nations. Une profession qui va longtemps la priver d’un foyer d’où le titre de ses mémoires.

Gloria Steinem commence par raconter son enfance entre un père un peu irresponsable qui avait la bougeotte et une mère qui a dû renoncer à sa carrière. Ensuite, le récit est moins structuré et va alterner entre des récits conséquents et détaillés (par exemple, la 1977 National Women’s Conference ou la campagne d’Hilary Clinton) et des anecdotes.

J’ai trouvé ce récit passionnant et j’y ai appris une montagne de choses, notamment concernant la place des femmes dans les Premières Nations. Attention, cependant, il faut, pour apprécier le livre, avoir un intérêt pour le militantisme et/ou les processus politiques, sinon vous risquez de trouver cela un peu rébarbatif.

Je peux partir parce que j’ai une maison qui m’attend. Je peux rentrer parce que je suis libre de partir. C’est l’alternance qui donne toute sa saveur à chacun de ces modes de vies. C’est à la fois très ancien et très moderne. Nous avons besoin des deux.

Si on veut être écouté, il faut écouter.
Si on espère que les autres vont changer leur façon de vivre, il faut savoir comment ils vivent.
Si on veut être vu, il faut regarder les gens dans les yeux.

En résumé, un parcours de vie passionnant au service de l’intérêt commun.

Gloria Steinem, «Ma vie sur la route: mémoires d’une icône féministe», chez Harper Collins Poche, 2020.

2 réflexions sur “Ma vie sur la route / Gloria Steinem

  1. Je veux le lire depuis longtemps tu viens de me rappeler qu’il faut que je me le procure – pour les femmes autochtones, j’en lis déjà avec des autrices autochtones mais je vois que Gloria aborde de nombreux autres sujets 😊

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