« Mandibules », un film qui fait mouche ?

Manu, un bon-à-rien qui vivote de petits boulots et de vols, dort sur la plage parce qu’il est sans domicile. Une connaissance lui propose de récupérer une valise chez un dénommé Michel Michel et de la livrer à un autre destinataire pour 500 francs. Manu accepte et embarque son pote Jean-Gab, un pompiste avec un poil dans la main. Pour réaliser sa mission, Manu vole une voiture. Le problème, c’est qu’il découvre dans le coffre de la voiture une mouche géante. Les deux compères décident alors de dresser cette mouche pour qu’elle leur ramène de l’argent.

Si vous êtes une amatrice ou un amateur de films avec un scénario blindé où tout se tient et tout s’explique, je vous déconseille «Mandibules». Si, en plus, vous n’êtes pas sensible à l’humour absurde…en même temps, qui va voir un film de Quentin Dupieux en étant insensible à ce genre d’humour? C’est un peu comme commander une fondue quand on n’aime pas le fromage. Blague à part, ce film n’est probablement pas un grand chef-d’œuvre, mais j’ai passé un excellent moment devant, car en plus de dépeindre les aventures loufoques de deux compères pas très malins, le réalisateur utilise avec jubilation les clichés du cinéma et des comédies françaises de plusieurs époques.

«Mandibules» est un road-trip avec un MacGuffin (vous savez, un de ces objets prétexte pour faire avancer un scénario, sans que l’objet soit si important pour le sens de l’histoire…), mélangé avec une comédie française des années 1980 et un film de vacances entre potes. D’ailleurs, alors que Manu et Jean-Gab semblent coincé dans les eighties, le groupe d’ami.e.s qui passe son été dans une villa avec piscine paraît totalement contemporain, ce qui renforce l’étrangeté de la situation.

«Mandibules» n’est pas un film à punchlines. C’est plutôt l’étrangeté permanente et la bêtise des personnages (compensée par une légère tendresse) qui vous fera, non pas rire, mais arborer un sourire mi-amusé, mi-interloqué tout au long du film. A noter que vous aurez probablement de la peine à résister aux éclats de rires devant Agnès, le personnage interprété par Adèle Exarchopoulos. D’ailleurs, chapeau bas à l’actrice qui arrive à interpréter ce personnage totalement décalé et vraiment too much.

Le test Bechdel

Le film passe le test Bechdel

En résumé, une œuvre absurde, loufoque et lumineuse qui donnera le sourire aux amateur.ices.s du genre.

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