Les corrections / Jonathan Franzen

Midwest américain, fin des années 1990. La famille Lambert doit bientôt se réunir pour Noël, mais la réunion ne se prévoit pas dans la joie et la bonne humeur au grand désespoir d’Enid, mère de famille aimante, mais obsédée par les apparences et la bienséance. De son côté, Alfred, le père désagréable et taciturne avec un début de Parkinson vit cela dans la plus grande indifférence. Enid arrivera-t’elle à réunir ses trois enfants, c’est-à-dire Chip, l’aîné immature qui se rêve scénariste; Denise, la cheffe de cuisine talentueuse à la vie sentimentale agitée et Gary, le cadet avec ses problèmes de couple et ses questionnements existentiels ?

Argh, ce roman c’est probablement la déception de l’année. Avec son aura liée au National Book Award (un des prix prestigieux de la littérature américaine) et son quatrième de couverture qui fait penser à une réunion familiale vu par les Frères Coen, j’étais certaine d’adorer «Les corrections». Et bien, ce livre et moi, nous avons raté notre rendez-vous.

«Les corrections» brosse le portrait très grinçant d’une famille américaine banale à la fin des années 1990 aux États-Unis. C’est un roman extrêmement riche qui aborde une nuée de thèmes. On y voit le fossé entre les générations, entre les aspirations des parents et des enfants; les questions existentielles (qu’est-ce que cela veut dire «être heureux» ? qu’est-ce que cela veut dire «réussir sa vie» ?); la tyrannie des apparences; l’hypocrisie de la société qui vous pousse à réussir, mais, paradoxalement, à rester dans un certain formatage, etc. Ça fait une montagne de thématiques, me direz-vous?

Et bien c’est probablement le problème de ce roman de mon point de vue. Alors, oui, c’est très bien écrit, c’est grinçant comme j’aime, mais j’ai passé ma lecture à me demander où l’auteur voulait en venir. Je suis malgré tout allée au bout du roman et la fin m’a laissé un goût de «tout ça, pour ça!». Je ne vais pas déconseiller le roman, car c’est un roman de qualité, mais je pense que j’ai vraiment un problème avec les auteur.trice.s qui digressent et partent dans tous les sens dans leur livre.

En résumé, une déception pour moi, un roman que j’ai trouvé fouillis, mais qui pourra plaire à ceux qui aiment les romans-fleuves et les digressions.

Jonathan Franzen, « Les corrections », chez Points et Editions de l’Olivier, 2002.

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