Celle qui a tous les dons / M. R. Carey

Parce qu’on n’a pas envie de lire du Zola tous les jours, plongée dans un roman qui déborde de zombies.

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Angleterre, sur une base militaire isolée. Chaque matin, le sergent Parks et ses soldats accompagnent les enfants dans leur salle de classe. Mais les enfants sont sanglés, attachés sur des fauteuils roulants, car ces enfants sont spéciaux et surtout dangereux, malgré leur innocence apparente. Mademoiselle Justineau, leur professeure, tente de leur donner la classe de la manière la plus normale possible. Mais, elle doit retenir son affection grandissante pour la jeune Mélanie qui l’attendrit énormément.

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Après le dernier Émile Zola que j’ai lu, j’avais besoin de changer de style radicalement. Je me suis donc lancée dans «Celle qui a tous les dons» de M. E. Carey, un roman post-apocalypse zombie qui a eu pas mal de succès.

On se situe ici dans un monde ravagé par des guerres et une épidémie zombie. Plus rien n’est normal et les humains non-infectés vivent soit dans des bases militaires, soit dans des villes barricadées. Dans l’une de ces bases militaires, on suit Helen Justineau, enseignante, et son élève préférée, Mélanie. Je ne pense pas que je vais trop divulgacher l’histoire en vous disant que ces enfants, malgré leur apparente normalité, ont un rapport avec les zombies et qu’ils ont une importance capitale pour l’avenir de notre monde.

Le récit est prenant. L’auteur dépeint une ambiance pesante qui nous indique que les choses vont dégénérer et l’on attend avec impatience de savoir quand et comment. Le roman tente d’aborder au travers du destin de ces enfants un débat moral sur ce qui est humain ou pas, sur ce que l’on peut commettre pour l’intérêt du plus grand nombre

«Celle qui a tous les dons» reste cependant assez classique avec quelques personnages un peu stéréotypiques. D’ailleurs, je préviens les personnes qui auraient joué au jeu vidéo «The Last Of Us» que vous risquez d’être un peu perturbés par les ressemblances entre les deux récits. Je ne sais pas s’il y a eu une inspiration de la part de l’auteur, car le jeu vidéo est sorti un an avant le livre, ou si c’est un pur hasard et que l’auteur bossait déjà sur ce livre depuis des années, mais il faut avouer que c’est troublant! Cependant, j’ai trouvé la fin surprenante et très cohérente avec les réflexions qu’amène l’auteur sur le bien commun.

En résumé, une histoire de zombies assez classique, mais qui surprend avec une fin intelligente et bien tournée.

M. R. Carey, «Celle qui a tous les dons» (titre original: The Girl With All the Gifts), chez L’Atalante et Le Livre de Poche, 2014. 

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