L’habitude des bêtes / Lise Tremblay

Une petite balade dans les forêts canadiennes et au bord du Lac Saint-Jean, ça vous tente?

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Québec, près du Lac Saint-Jean, de nos jours. Les habitants du village d’Alma sont inquiets. Effectivement, la population de loups s’est agrandie. Ils sont si nombreux qu’on les aperçoit parfois dans les jardins, proches des maison. Un vent de panique semble alors souffler. De plus, s’affrontent ceux qui considèrent la présence du canidé comme une bonne chose et les chasseurs qui ne veulent pas de concurrence. Le narrateur, un dentiste à la retraite, observe la situation.

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«L’habitude des bêtes» est un roman qui m’a fait vivre des montagnes russes. Autant j’ai adoré sa lecture, autant la fin m’a déstabilisée (et un peu déçue, je dois dire). «L’habitude des bêtes», c’est un roman court, très bien écrit, où l’on est plongé dans la poésie de la nature canadienne.

Le jour se levait, le lac apparaissait et les épinettes dessinaient à nouveau ses contours. Je savais que tout ça me serait enlevé et je me révoltais. Je me jugeais aussi. Ce n’était pas la peur de la mort, c’était l’incapacité à accepter de ne plus pouvoir admirer le lac, de ne plus voir sa couleur changer, de ne plus le regarder se figer pendant l’hiver et de ne plus surveiller le moment de sa libération au printemps. Et tout ça m’était atrocement douloureux. Plus douloureux que tout ce que j’avais vécu.

L’autrice arrive à nous plonger dans cette ambiance fébrile de village sur le qui-vive, divisé entre ceux qui voient la multiplication des loups comme un présage d’une nature qui va bien et ceux qui ne tolèrent pas d’avoir de rivales dans la chasse à l’élan. D’ailleurs, entre ces chasseurs et les meutes de loups, les plus dangereux restent les hommes. Mais, le roman est aussi celui de la voix intérieure d’un homme qui repense à sa vie et qui humblement avoue qu’il n’a pas toujours été une bonne personne.

Cela a été un grand plaisir de lecture, mais par contre, je n’ai pas compris la fin qui ne résout rien et vous laisse un peu pantois. C’est dommage, ça m’arrive rarement, mais j’aurais volontiers pris quelques pages supplémentaires de ce roman

En résumé, bien écrit, immersif, mais beaucoup trop bref !

Lise Tremblay, «L’habitude des bêtes», chez Les Éditions du Boréal et Delcourt, 2017.

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