« Lion », le parcours d’un enfant perdu

Découverte d’un film qui nous transporte de l’Inde à la Tasmanie, des années 1980 à aujourd’hui.

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Inde, État du Madhya Pradesh, années 1980. Saroo, 5 ans, et son grand-frère Guddu vivent avec leur mère qui les élèvent dans une grande pauvreté. Les enfants d’ailleurs travaillent pour aider leur mère. Un soir, Guddu va travailler de nuit dans une gare. Saroo insiste pour l’accompagner. Mais, à l’arrivée, il est trop fatigué et s’endort sur un banc. A son réveil, son grand-frère a disparu. Il s’abrite dans un train et s’endort à nouveau. Quand il ouvre les yeux, le train est fermé et en mouvement. Quand il peut enfin en sortir, il est dans une ville inconnue. Saroo, après des mois d’errance, finira par être donné en adoption à une famille australienne.

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«Lion» est un film qui a beaucoup fait parler de lui à sa sortie et avait été nommé pour un grand nombre de récompenses (même si au final, il n’a pas reçu grand-chose). J’avais été interpellée par la beauté des images, puis je l’avais un peu oublié. Mais je me suis rattrapée récemment.

Au visionnage, la beauté du film se confirme. Le générique de début est notamment magnifique avec des superbes images aériennes de côtes (je suppose que ce sont des images de la Tasmanie où se déroule une partie du film…). Ce début peut paraître un peu surprenant, mais après visionnage, on comprend l’importance des images de la terre vu du ciel dans cette histoire.

«Lion» se divise en deux parties: une sur l’enfance et une sur l’âge adulte de Saroo. La première partie est vraiment excellente, avec très peu de dialogues. Le réalisateur Garth Davis laisse les images montrer comment cette enfant va se perdre. Cette partie est assez difficile à regarder d’ailleurs. Voir ce petit garçon, seul dans une ville, avec aucun adulte qui réagit rapidement pour l’aider, c’est terrible. Mais, comme cela est expliqué à la fin du film, la disparition et le kidnapping d’enfants en Inde est un vrai fléau. Effectivement, des trafiquants profitent de la pauvreté, de l’isolement et de illettrisme de certaines populations pour acheter ou enlever des enfants (majoritairement des fillettes) pour la prostitution, la mendicité ou le travail forcé.

La deuxième partie du récit, Saroo, jeune adulte dans sa famille australienne, est nettement plus classique et d’un intérêt moins évident. En plus, il y a un ralentissement dans le rythme de l’histoire. Cela se laisse regarder quand même notamment grâce à la belle brochette d’acteurs et d’actrices (Dev Patel, Nicole Kidman, Rooney Mara).

A noter que le film est l’adaptation d’une histoire vraie, celle de Saroo Brierley.

Le test Bechdel

Le film passe le test Bechdel, mais grâce à un seul dialogue, donc c’est vraiment limite…

En résumé, un film à regarder, surtout pour sa première partie et pour être sensibilisé à la disparition des enfants en Inde. 

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