« La Ballade de Buster Scruggs » ou les contes du Far West

La production des frères Coen pour Netflix, ça donne quoi ?

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Un méchant habillé en blanc, un cowboy qui n’arrive pas à échapper à son destin, un chercheur d’or qui trouve un filon, une jeune fille malchanceuse et des compagnons de voyage pénibles. Voilà, les histoires que nous raconte «La Ballade de Buster Scruggs».

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«La Ballade de Buster Scruggs» est un western à sketch, c’est à dire que le long-métrage contient six histoires se déroulant dans un Far West plus ou moins réaliste (cela dépend des épisodes…). Les côtés «western» et «Frères Coen» avaient tout pour me plaire, vu qu’un de mes films préférés du duo est «True Grit» (que je vous recommande au passage!). Mais, malgré la présence d’acteurs invités plus qu’intéressant, comme Liam Neeson, James Franco ou encore Tom Waits, et une beauté incontestable, je dois dire que j’ai été un peu ennuyée par ce long métrage.

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Comme tout ce que font Joel et Ethan Coen, esthétiquement, il n’y a rien à dire. C’est beau, c’est bien fait, c’est ficelé. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de plaisir durant les trois premières histoires. «La Ballade de Buster Scruggs», premier récit qui donne son titre au film, est une histoire cartoonesque et musicale. «Près d’Algodones» est un récit tragi-comique et cynique où l’on n’échappe pas à son destin. Enfin, «Ticket repas» change de ton et déroule un récit d’une froideur et d’une tristesse absolue. 

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Par contre, j’ai trouvé que cela s’essoufflait au milieu du film et les trois dernières histoires m’ont parues très longues. Comme tous les films des frères Coen, c’est très verbeux. Mais j’ai trouvé les dialogues moins réussis, moins accrocheurs, malheureusement. Alors, quand on aime le cinéma des deux frères, cela reste un long-métrage plutôt chouette, mais le format sketch donne un côté superficiel à ces histoires. D’ailleurs, même si c’est un long-métrage, peut-être qu’un visionnage fractionné le rendrait moins lassant.

Le test Bechdel:

Le film ne passe pas le test Bechdel, car les personnages féminins nommés n’échangent pas.

En résumé, une expérience cinématographique intéressante, mais qui pour moi, n’atteint pas les meilleures œuvres des deux cinéastes. 

 

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