Pourvu que la nuit s’achève / Nadia Hashimi

Retour en Afghanistan avec Nadia Hashimi !

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Afghanistan, de nos jours. Zeba est retrouvée dans la cour de sa maison, les mains pleines de sang, son mari avec une hache plantée dans la nuque. Elle est donc emprisonnée en attendant son procès qui s’augure très mal pour elle. Yusuf, un jeune homme ayant quitté l’Afghanistan enfant, revient son diplôme d’avocat en poche, pour mettre à profit ses connaissances dans son pays natal et pour de bonnes causes. Il va donc devenir l’avocat de Zeba, une cliente compliquée, car elle peine à raconter ce qu’il s’est réellement passé. En attendant, les enfants de Zeba sont envoyés chez leur tante.

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«Pourvu que la nuit s’achève» est le troisième roman de Nadia Hashimi que je lis. Après les bacha posh, la vie des familles ayant fui l’Afghanistan, ce roman aborde l’emprisonnement des femmes dans ce même pays. L’autrice le fait au travers du destin de Zeba, une mère de famille malheureuse avec un mari cruel qui est retrouvée avec son sang sur les mains. En attendant son procès, elle est incarcérée, mais rapidement, son cas intrigue, car on voit difficilement cette femme calme et discrète assassiner sauvagement son mari, même s’il est un homme difficile. Le parcours de Zeba fait découvrir aux lecteurs.trices le système judiciaire et carcéral afghan au féminin. Effectivement, dans ce pays, les femmes peuvent être incarcérées pour des motifs moraux, comme le soupçon de relations sexuelles hors mariage, l’adultère, la fugue ou simplement une «mauvaise vie».

Ce que j’ai trouvé remarquable, c’est que, malgré un sujet déjà très traité, le statut des femmes en Afghanistan, Nadia Hashimi arrive à nous surprendre. Notamment, en nous montrant un univers carcéral difficile, mais loin d’être totalement infernal. Effectivement, les détenues y recréent une société plutôt solidaire ou en tout cas pas pire que la société afghane de l’extérieur. On y découvre aussi une tradition de sorcellerie au travers de la mère de Zeba, une femme qui semble disposer de pouvoirs surprenants sur le monde qui l’entoure.

Globalement, j’ai trouvé cette lecture agréable. Nadia Hashimi a une écriture plaisante et très fluide. Par contre, je dois dire que ce roman est celui que j’ai le moins aimé, notamment à cause du personnage de Yusuf qui n’est pas très captivant et dont l’arc narratif meuble le récit plutôt que de lui apporter vraiment quelque chose.

En résumé, une lecture agréable, mais clairement pas le meilleur de Nadia Hashimi.

Nadia Hashimi, «Pourvu que la nuit s’achève» (titre original anglais: A House Without Windows), chez Milady, 2017.

Lu dans le cadre du Feminibooks Challenge:

feminibooks challenge

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