Artemisia, Kiki et Niki: trois femmes artistes en bande dessinée

Partons à la découverte de trois bandes dessinées qui mettent en valeur le destin de femmes artistes de siècles différents!

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Artemisia / Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin

artemisia.jpg«Artemisia» est le récit de la vie de l’artiste peintre Artemisia Gentileschi longtemps oubliée car son travail a été souvent confondu ou attribué à son père, Orazio, lui-même peintre. La vie d’Artemisia fut faite de batailles: pour avoir le droit de peintre en étant une femme, pour avoir le droit à la justice face à un mentor qui la violera, pour avoir le droit de mener la vie qu’elle souhaite. Je connaissais déjà l’histoire de cette peintre de la Renaissance, mais la narration qui se fait au travers du regard de sa fille, Prudenzia, est intéressant. Les illustrations sont fines et détaillées, dans des couleurs chaudes comme la peinture d’Artemisia.

Kiki de Montparnasse / Catel Muller et José-Louis Bocquet

41mutuxX+8L._SX353_BO1,204,203,200_.jpg«Kiki de Montparnasse» raconte la folle vie d’Alice Ernestine Prin, devenue Kiki: modèle, chanteuse, danseuse et artiste peintre. Née en 1901, Alice connaîtra une vie instable et complètement tournée vers l’instant présent. Passant de la pauvreté à l’aisance, de l’anonymat à la reconnaissance, pour décliner à nouveau sur la fin de sa vie. Voir une vie de femme si insouciante et dévorante est extrêmement agréable. J’ai, par contre, été parfois un peu perdue avec le nombre impressionnant de personnages présents dans le livre (tout le mouvement dadaïste de l’époque y passe) et globalement j’ai trouvé que la B.D., très chapitrée, manquait d’un fil rouge.

Niki de Saint-Phalle / Dominique Osuch et Sandrine Martin

9782203079496.jpg«Niki de Saint-Phalle», sous-titré Le jardin des secret, raconte la vie et l’oeuvre de Niki de Saint-Phalle, plasticienne, sculptrice et peintre, connue notamment pour ses Nanas: des sculptures de femmes aux formes généreuses et colorées. De la sélection, cette B.D. est clairement ma préférée. Probablement parce que j’ai un faible pour cette artiste, mais également car j’ai trouvé que cette B.D. arrive à conjuguer le récit de la vie de l’artiste, tout en y intégrant la genèse de l’oeuvre et du style. La B.D. est chapitrée de manière ingénieuse selon les cartes du tarot qui est également le thème d’inspiration d’une des œuvres majeures de l’artiste, Le Jardin des Tarots, en Toscane. Le dessin est assez simple, comme fait au crayon de papier, avec des touches de couleur, pour mettre en valeur le travail et l’esprit de l’art de Niki de Saint-Phalle.

Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin, «Artemisia», chez Delcourt, 2017.

Catel Muller et José-Louis Bocquet, «Kiki de Montparnasse», chez Casterman, 2016.

Dominique Osuch et Sandrine Martin, «Niki de Saint-Phalle: Le jardin des secrets», chez Casterman, 2014.

Lu dans le cadre du Feminibooks Challenge:

feminibooks challenge

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