Les petites reines / Clémentine Beauvais

Découverte d’une épopée loufoque à vélo sur les routes de France en venant du boudin!

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Elles ont été élues « Boudins de l’année » sur Facebook, lors d’un concours organisé par un camarade malveillant. Mireille, multiple gagnante cynique de ce concours ne se révolte plus, mais quand elle voit la détresse d’Astrid, nouvelle gagnante, elle décide d’aller rencontrer Hakima, l’autre gagnante. Leur rencontre va faire des étincelles et un projet fou: rallier Bourg-en-Bresse à Paris… pour s’incruster à l’Elysée !

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Dans le cadre du FeminiBooks Challenge, il était demandé de lire un livre jeunesse engagé pour le mois d’avril. N’étant pas très versée dans ce type de littérature, je n’ai pas été très originale en choisissant un livre dont tout le monde a parlé sur la blogosphère: «Les petites reines» de Clémentine Beauvais. Et bonne surprise, le roman n’usurpe pas sa réputation!

«Les petites reines» c’est une histoire loufoque, mais surtout un concentré de cynisme et de féminisme qui dénonce le harcèlement scolaire, la pression sur le corps des femmes et les médias actuels. Et franchement trouver ça dans de la littérature jeunesse, c’est beau!

L’autrice nous emmène à la suite de ce petit groupe, mené par Mireille, une ado extrêmement intelligente, avec un sens de la répartie au poil. D’ailleurs, les moments où Mireille rend sa mère complètement chèvre sont savoureux, car elle très subtilement insupportable et arrive à avoir toujours le dernier mot.

Le roman est particulièrement bien écrit et l’autrice ne se contente pas d’utiliser des mots simples parce c’est un roman jeunesse. J’ai réellement été surprise par le niveau du vocabulaire utilisé. On trouve également plusieurs degrés de lecture, notamment quand l’autrice parodie les médias actuels et les réseaux sociaux. Certaines petites piques échapperont peut-être aux ados, mais moins aux adultes attentifs à l’actualité.

Alors bien sûr, cela se termine par un happy end pas forcément des plus réalistes et on peut objecter qu’une ado aussi intelligente que Mireille, cela ne court pas les rues. Mais, le roman est tellement drôle et piquant que cela passe comme une lettre à la poste.

En résumé, un excellent livre jeunesse à offrir à tous les pré-ados et ados autour de soi!

Clémentine Beauvais, «Les petites reines», chez Sarbacane, 2015.

Lu dans le cadre du Feminibooks Challenge:

feminibooks challenge

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2 réflexions sur “Les petites reines / Clémentine Beauvais

  1. Bonjour, je suis abasourdie par votre mépris pour la littérature jeunesse – et pour les ados. Je me permets de vous conseiller d’aller faire un tour sur le site des éditions Talents Hauts, celui de « Xavière l’aventurière », le groupe FB « Le groupe qui bouscule les stéréotypes genrés dans la littérature jeunesse », pour commencer. En outre, quoique prof en collège, je connais plusieurs ados intelligentes, qui ne viennent pas de milieux très favorisés.

    1. Moi je suis plutôt interpellée par votre interprétation de mes mots. Dès le début du billet, je dis que je ne lis pas littérature jeunesse, que je ne la connais et donc que je fais un choix lambda. Je ne vois pas en quoi c’est du mépris. Vous ne verrez non plus pas des tonnes de chroniques sur des romans de science-fiction sur ce blog, ce n’est pas pour autant que je méprise ce genre. Par contre, en tant que lectrice, j’ai encore le droit de ne pas lire certains livres qui, j’ai l’impression, répondront moins à mes attentes. Actuellement, je suis dans une période de ma vie de lectrice où je cherche la complexité et l’exercice de style en littérature. Et j’ai l’impression que la littérature jeunesse ne répond pas à ce désir-là. D’ailleurs, si j’ai aimé « Les petites reines » et le recommande volontiers vu sa qualité, ce n’est pas pour autant que cela a été pour moi un grand moment de littérature, un roman dont on ressort changé, etc. Simplement, parce que j’ai 30 ans et que j’attends autre chose. Ce n’est pas parce que je n’aime pas le chocolat blanc, que je trouve que c’est un produit scandaleux qu’il faudrait retirer des rayons, pour faire une métaphore gustative. Ensuite, quand je parle de références « qui pourraient échapper aux ados », je parle, par exemple, de référence faite à un journal de droite avec un pastiche d’une célèbre chroniqueuse télé de droite également. Les ados étant actuellement peu friands de télé et de journaux, je pense que la majorité ne verra pas la référence. Je pense personnellement qu’en étant ado, je n’aurais pas vu la référence non plus, alors que j’étais très tôt versée dans littérature, l’actualité, etc. Et vous remarquerez que j’ai mis « adultes attentifs à l’actualité » puisque pour moi nombre d’adultes ne verront pas la référence non plus. Enfin, je ne comprends pas vraiment pourquoi vous parler de classe sociale dans le contexte de ce commentaire. Par contre, je vous accorde une chose, c’est que j’aurais dû dire que Mireille est « un personnage presque trop intelligent pour être réaliste », et non dire « une ado trop intelligente pour être réaliste », car même un personnage adulte avec autant de répartie, ce n’est pas des plus réalistes. Mais, par contre, comme vous le remarquerez à la longueur de ma réponse, je goûte moyennement que l’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit.

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