« Everybody knows », un secret ne le reste jamais longtemps…

Découverte du film d’ouverture de Cannes 2018: encore un petit bijou du réalisateur iranien Asghar Farhadi.

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Espagne, de nos jours. Laura vit avec son mari Alejandro et leurs deux enfants à Buenos Aires. À l’occasion du mariage de sa sœur Ana, elle retourne, sans son mari retenu par son travail, auprès de sa famille dans son village natal. Elle y retrouve notamment Paco, viticulteur, ami d’enfance et ancien amant. Mais le soir du mariage, Irene, la fille de Laura, disparaît…

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Autant dire que j’attendais ce film avec impatience. Comme beaucoup, j’ai été complètement soufflée par «Une séparation» d’Asghar Farhadi. Mais, en plus, je suis une grande admiratrice de Javier Bardem depuis «Mar Adentro» et je suis esthétiquement fascinée par Penélope Cruz que je pourrais regarder pendant des heures. Et quelle joie de constater que le film est à la hauteur et que le réalisateur est clairement un prodige quand il s’agit d’extraire la noirceur de l’ordinaire.

Cette fois, le réalisateur nous transporte dans un petit village espagnol où tout le monde se connaît. Un de ces petits villages avec sa placette, son église décrépie et ses vieux aux balcons. La lumière y est douce et chaleureuse, les retrouvailles de la famille sont belles, on aimerait presque en faire partie. On y célèbre un mariage à l’espagnol: débordant de joie, coloré, arrosé.

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Puis arrive le drame. La disparition de la fille aînée et la demande rançon. Le coup de pied dans la fourmilière a été donnée. Le décor est éclaboussé et l’on se rend compte au fil du film que ce que l’on contemplait n’était en fait qu’une fleur posée sur un tas de fumier où la cupidité, la rancœur et la jalousie règne.

Je ne dévoilerai rien de la suite de l’intrigue pour vous laisser le plaisir du film. Mais encore une fois, le réalisateur excelle pour tordre le spectateur, lui faire aimer, puis détester des personnage, tout en lui jetant des questionnement éthiques et moraux complexes à la figure. C’est un film qui vous endort par sa douce chaleur du début, puis vous plonge dans un bain glacé d’angoisse et qui provoquera ensuite votre colère ou votre tristesse.

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Si je devais juste relever quelques défauts, je pourrais parler d’un creux dans le rythme au milieu du film (qui est assez long tout de même). Mais aussi du fait que, si vous êtes très attentif à la mise en scène, vous aurez rapidement des soupçons sur le coupable de l’enlèvement.

Le test Bechdel:

J’avoue que j’ai oublié d’être attentive à cela (aïe!), mais je pense que si le film passe le test Bechdel, c’est de justesse, car les conversation qui ne concernent pas un homme sont rares.

En résumé, encore un très beau film d’Asghar Farhadi que je vous conseille d’aller voir fissa!

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Une réflexion sur “« Everybody knows », un secret ne le reste jamais longtemps…

  1. Comme toi, j’attendais ce film avec impatience et espère avoir un peu de temps pour aller le voir 😉 belle journée à toi et merci pour ton avis !

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