« Joy », l’ascension d’une ingénieure dans l’âme

Chronique de mon 3ème film de David O. Russell, un réalisateur qui me déroute toujours autant…

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États-Unis, années 1980. Joy est une jeune mère célibataire de deux enfants. La situation est d’autant plus compliquée qu’elle a sous son toit sa mère qui passe sa journée à regarder des soap-operas à la télévision; son ex-mari, chanteur de salsa, qui vit au sous-sol et son père qui se fait jeter dehors par sa dernière compagne. Malgré ce quotidien compliqué, Joy, qui a toujours eu une âme d’inventrice, élabore un balai-serpillère auto-essorant révolutionnaire. Elle tente alors de se battre pour vendre son invention, malgré une famille dysfonctionnelle et son statut de femme qui ne l’aide pas.

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J’ai un problème récurrent avec les films de David O. Russell: ils sont très alléchants sur le papier, mais sont décevants dans la réalisation. Cela m’a fait cet effet avec «American Bluff», un peu moins avec «Happiness Therapy» et beaucoup avec «Joy».

Le film «Joy» avec son pitch dynamique et féministe avait tout pour me plaire, puisqu’il raconte l’histoire d’une jeune femme qui va devoir affronter sa famille et le regard que pose son époque sur elle pour aller au bout de ses rêves. D’ailleurs, la première moitié du film commence bien. Le réalisateur nous présente une famille sympathiquement frappadingue, mais néanmoins toxique, puisque le poids de la cohésion familiale repose sur cette pauvre Joy.

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Mais plusieurs problèmes se posent. Tout d’abord, l’agréable commencement de «Joy» fait quand même méchamment penser à «Happiness Therapy» et sa famille dysfonctionnelle, d’autant plus qu’on retrouve à nouveau Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Robert De Niro.

Autre problème, malgré un talent indéniable, Jennifer Lawrence m’a parue un peu jeune pour interpréter Joy. Effectivement, en plus d’avoir un air poupin, il semble que, vu l’âge des enfants de son personnage, il y a un problème de cohérence entre l’âge que parait l’actrice et celui de son rôle. Mais, le problème le plus impardonnable, c’est que la deuxième partie du film est cousue de fils blancs, prévisible de A à Z. L’ascension sociale de Joy paraît, de plus, trop simple, trop brutale. En bref, le film perd la plupart de son intérêt.

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Le test Bechdel:

Le film passe le test Bechdel sans problème.

En résumé, un film tout à fait passable, pas le «feel good and feminist movie» que j’attendais.

 

 

 

 

 

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6 réflexions sur “« Joy », l’ascension d’une ingénieure dans l’âme

  1. Je partage ton avis sur les films de David O. Russell, j’ai le même souci. Et j’ai détesté ce film qui ne raconte rien de bien palpitant (et ne parvient pas à rendre cette sucess story très intéressante).

  2. Je suis complètement passée à côté de ce film, tout comme j’ai raté American Bluff.. Je crois que j’avais été moyennement convaincue par Happiness Therapy donc j’ai laissé passer les autres oeuvres de ce réalisateur O-o, en DVD peut-être…

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