L’infiltré / John Grisham

Je vous présente officiellement le plus mauvais livre que j’ai lu cette année!

linfiltré.png

2

Kyle McAvoy, brillant étudiant en droit, est sur le point d’obtenir son diplôme. Son avenir s’annonce paisible et tout tracé. Jusqu’au jour où un groupe d’hommes inquiétants, apparemment en possession d’une vidéo compromettante, viennent le voir. Les inconnus ont en effet déterré une vieille histoire du passé de Kyle. Lors d’une soirée beaucoup trop arrosée, une étudiante avait accusé les amis de Kyle de l’avoir violée. Kyle n’a pas participé aux actes, mais était dans la maison au moment des faits. Les inconnus font alors chanter le jeune homme: il doit infiltrer le plus gros cabinet judiciaire de New York pour soutirer des informations très sensibles, sinon la vidéo sera dévoilée.

1J’ai hésité à écrire une chronique de ce livre, tant je n’ai que du mal à en dire. Ayant reçu une pile de livres d’occasion dans laquelle il y avait un John Grisham, je me suis dit: «Pourquoi pas? Testons!». Mal m’en a pris!

Mais pourquoi tant de haine? Tout d’abord, l’écriture de Grisham est tout ce qu’il y a de plus banal, cependant c’est assez courant chez les écrivains et écrivaines de polar et autres thriller, puisque ce qu’on recherche en premier dans ce style c’est du suspens, une histoire bien menée. L’histoire de «L’infiltré» a cependant également le défaut d’avoir un scénario déséquilibré, puisque le trois-quart du livre est consacré à la préparation d’un évènement qui n’arrive que dans les dernières pages et qui est expédié rapidement. Autre problème, Grisham ne donne aucune explication sur la provenance des hommes qui menacent Kyle. On pourrait dire que cela fait partie du côté mystérieux de l’histoire, mais sincèrement quand l’évènement principale d’un livre est réglé en quelques pages et que la fin ressemble à une queue de poisson, moi j’appelle ça du remplissage.

Dernier élément sympathique de ce roman, un scénario qui baigne joyeusement dans la culture du viol! Effectivement, la jeune fille victime du viol était quasi inconsciente au moment des faits et les personnages considèrent que comme c’était une fille facile qui abusait de substances, c’est un peu sa faute quand même si on a abusé d’elle…Si on ajoute à cela que l’auteur semble considérer ce viol comme un détail de l’histoire, on arrive à une ambiance bien nauséabonde.

En résumé, avec un nom connu, on peut vraiment publier n’importe quoi… 

John Grisham, L’infiltré (titre original: The Associate), 2009, chez Robert Laffont et Pocket.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s