[Classique du cinéma]: « Les évadés » de Frank Darabont

Un classique du cinéma d’abord mal aimé, puis adoré, à découvrir absolument!

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États-Unis, à la fin des années 1940. Andy Dufresne, un jeune banquier américain, est reconnu coupable du meurtre de sa femme et de son amant avec qui elle le trompait. Il est condamné à deux peines de prison à vie et est incarcéré au pénitencier fédéral de Shawshank. Le directeur de la prison est un homme bigot et avare secondé par un gardien-chef brutal. Andy, durant son séjour, se lie d’amitié avec un groupe de prisonniers, notamment Ellis Redding, surnommé «Red». Malgré la dureté des conditions de détention, Andy arrive à insuffler quelques bribes d’espoir dans le quotidien de ses camarades.

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«Les évadés» (The Shawshank Redemption en V.O.) de Frank Darabont (La Ligne Verte, The Mist, The Walking Dead) est un film au parcours plutôt insolite. Effectivement, cette adaptation d’une nouvelle de Stephen King n’a pas remporté beaucoup de succès à sa sortie. Il n’a également pas reçu un seul Oscar, alors qu’il monopolise aujourd’hui le podium de tous les classements des meilleurs films!

«Les évadés» est un film très bien réalisé, mais extrêmement classique dans sa conception. C’est plutôt son excellent scénario qui le rend intéressant. «Les évadés» nous emmène dans une prison américaine ordinaire avec ses gangs de prisonniers brutaux, ses rudes gardiens et tout de même quelques détenus fréquentables. Dans ce milieu, Andy, jeune homme très éduqué, interprété par Tim Robbins, se fait rapidement remarquer pour le meilleur mais aussi pour le pire, puisqu’il sera victime des brutes de la prison, avant d’être protégé par les gardiens en raison de…ses capacités à remplir des déclarations d’impôts et à frauder le fisc. Un talent qui sera à la fois une protection et une malédiction.

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Un des principaux atouts de ce film, c’est sa capacité à gérer de multiples intrigues et enjeux (Andy a-t-il vraiment tué sa femme? Va-t-il arriver à améliorer le quotidien de ses codétenus par sa persévérance? Réussira-t-il à s’évader?) et aussi d’offrir plusieurs personnages attachants, notamment le fameux Red, interprété par Morgan Freeman.

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«Les évadés» a deux thématiques principales. Tout d’abord, l’espoir, car Andy n’aura de cesse d’essayer de maintenir chez ses codétenus une lueur d’espoir, un semblant de dignité. Une tâche qui tout au long du film pourra parfois paraître vaine, face à l’injustice et la malfaisance de certains. D’ailleurs, le scénario joue avec les attentes du spectateur qui, lui aussi, se met à désespérer pour les personnages, jusqu’au twist final. Il aborde aussi l’absence d’une démarche de réinsertion et la difficulté d’atteindre la rédemption malgré l’accomplissement de la peine, car les détenus libérés après une longue peine sont dans un total dénuement et sans repères. Une absence de réinsertion qui prolonge l’incarcération, même hors des murs du pénitencier.

Le test Bechdel:

Le film ne le passe pas, car il n’y a tout simplement quasiment pas de personnages féminins à l’écran.

En résumé, un film que le public a eu raison de réapproprier sur le tard: touchant, sobre et intelligent!

 

 

 

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