« Les Fils de l’Homme », un monde sans enfants

En plein retour de la saga «Blade Runner», je suis d’humeur science-fiction, comme le prouve ma découverte du brutal film d’Alfonso Cuarón. Un petit-chef d’oeuvre!

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Londres, 2027. Pandémies, guerres et terrorisme ont grandement changé le quotidien des Londoniens. De plus, depuis plusieurs années, les êtres humains sont infertiles. Theo Faron, un ancien activiste politique, désormais sage employé de bureau, semble vivre dans cet environnement délétère sans y faire attention. Mais, un jour, une personne dont il était très proche, lui demande de lui rendre un service qui va l’entraîner dans une fuite aussi inattendue que dangereuse.

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Vous avez envie de vous plonger dans un film de science-fiction, si réaliste, qu’il va vous mettre très mal à l’aise? «Les Fils de l’Homme» est fait pour vous. Effectivement, difficile de faire plus immersif que ce film court et intense qui nous emmène dans un futur très noir, mais pas si éloigné de certains phénomènes géopolitiques actuels. Dans «Les Fils de l’Homme», pas de voitures volantes ou de gadgets high-tech et scintillants. Juste des villes inquiétantes, grises et sales. Et surtout des nuées de réfugiés venant chercher asile, maltraités et que l’on parque dans des camps. Ce film a 10 ans et nous montre une grande migration comme on l’a connait aujourd’hui…

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«Les Fils de l’Homme» raconte l’histoire de Theo, interprété par Clive Owen, qui va avoir sous sa garde la chose la plus improbable qui soit dans l’époque où il vit: une jeune femme enceinte. Évidemment, il est difficile de ne pas être frappé par la référence symbolique de ce film qui nous présente un « couple » devant se réfugier pour mettre au monde un enfant qui, à lui seul, symbolise l’espoir de toute l’humanité…

Ce qui rend «Les Fils de l’Homme» si poignant, c’est sa mise en scène proche du documentaire. Souvent filmé caméra à l’épaule, avec un regard toujours à hauteur d’humain, le spectateur à l’impression d’accompagner les personnages dans leur fuite. Amateur du plan-séquence, le réalisateur Alfonso Cúaron offre deux scènes d’anthologie l’une dans une voiture et l’autre dans une ville transformée en champ de bataille, dont on ne ressort pas indemne (la caméra non plus…).

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, en voyant l’atmosphère pessimiste des «Fils de l’Homme», l’espoir est bien au centre du film: l’espoir de la fin de la stérilité de l’humanité, l’espoir d’une vie meilleure, l’espoir d’un changement. Même la fin, ouverte et incertaine, laisse le spectateur dans l’espoir que tout se finisse bien.

Le test Bechdel:

Le film passe le test Bechdel.

En résumé, un petit chef-d’oeuvre dystopique, mais tellement proche de nous qu’il ne manquera pas de vous prendre aux tripes.

 

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7 réflexions sur “« Les Fils de l’Homme », un monde sans enfants

  1. Je l’ai vu il y a peu de temps et pas aimé, mais je n’arrive pas à dire pourquoi .. un malaise en regardant ce film.
    Comme quoi les goûts et les couleurs 😉

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