« Le Loup de Wall Street », un film qui a le nez dans la poudre

Martin Scorsese nous offre son film le plus vif, le plus coloré, le plus excessif.

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Dans les années 1980, Jordan Belfort commence à travailler en tant qu’apprenti courtier. Malheureusement, l’entreprise fait faillite à la suite du krach boursier de 1987, et Jordan est licencié. Il trouve alors un emploi dans une entreprise inconnue qui vend des actions peu chères et quasiment sans valeur. Rapidement, son talent et son bagou lui permettent de gagner des sommes colossales. Mais, ses méthodes sont malheureusement peu légales…

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Une des premières scènes de ce film montre Jordan Belfort en train de mettre de la cocaïne dans l’arrière-train d’une jeune femme…Voilà, maintenant vous êtes dans l’ambiance! Des montagnes d’argent, des tonnes de drogues, des yachts, des voitures et du sexe à gogo, voilà la vie de ce jeune homme qui va passer de petit courtier à prédateur de Wall Street…que le FBI ne manquera pas de tenter de remettre à sa place.

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On peut se demander comment il est possible de rendre agréable le visionnage d’un film où le personnage principal est imbuvable, obsédé par l’argent, assoiffé de pouvoir, prêt à tout, macho, infidèle et irrespectueux? Tout d’abord, parce que Martin Scorsese n’hésite pas à se moquer de son personnage qui prend cher, notamment à la fin du film. Deuxièmement, malgré l’immoralité notoire de la plupart des personnages, les dialogues sont d’une justesse et d’une vivacité qu’il est impossible de ne pas savourer. Ajoutez à ça un rythme effréné qui fait passer ce film de près de trois heures comme une lettre à la poste et un Leonardo DiCaprio complètement déchaîné, vous obtenez un film jouissif (qui ose même avoir du Plastic Bertrand dans sa bande-son).

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Cependant, deux éléments m’ont particulièrement chagrinée et empêchée d’apprécier le film dans sa totalité. Premièrement, la fin fait l’effet d’un soufflé qui retombe. Le réalisateur avait probablement peu d’options vu que Jordan Belfort est un personnage existant et bien vivant (d’ailleurs il apparaît dans le film). Enfin, la thématique du film, la corruption de l’argent, est un thème éculé, vu et revu. L’excès d’argent rend mauvais, breaking news…J’aurais aimé quelque chose de plus profond, de plus nuancé ou alors de plus irrévérencieux avec un personnage qui assume totalement son immoralité sans repentance.

Le test Bechdel:

D’après un site que j’utilise, le film passe le test Bechdel, mais j’ai d’énormes doutes. Au niveau purement formel, il est possible qu’il le passe, mais les personnages féminins nommés n’échangent jamais plus d’une ou deux lignes de dialogues, en général totalement insignifiantes.

En résumé, un film qu’il est difficile de rater, tant il est bien joué et filmé, mais dont le final est un peu décevant.

 

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9 réflexions sur “« Le Loup de Wall Street », un film qui a le nez dans la poudre

  1. Ce film est en effet à la fois jouissif et détestable ! J’ai adoré ^^
    J’ai lu le livre de Belfort,bien moins accessible que le film car il détaille pas mal les magouilles boursières !

  2. De mon côté, j’ai bien aimé le début, mais j’ai trouvé la seconde moitié assez longue et j’ai décroché. C’est aussi que c’est un univers qui ne me plaît pas plus que ça. Par contre, le casting était au top !

  3. C’est vrai que c’est vu et revu, je comprends ta déception de ce point de vue là, mais je trouve que Scorsese y apporte une véritable fraîcheur et va vraiment au bout de ses idées en exploitant les actes excessifs de Jordan Belfort (Leo est incroyable dedans, je lui aurais filé l’Oscar pour ce film).

  4. J’ai aimé ce rythme un peu dingue. Un film rempli d’humour, quelle scène lorsqu’il est au téléphone et que les cachets périmés font effet … dingue.
    Et puis Dicaprio danse ! Rien que ça, ça m’a fait ma journée haha. Il est globalement incroyable dabs ce film, l’oscar était plus évident dans ce film.
    C’est cru, sans filtre, ça peut choquer mais j’aime me dire qu’on nous balance la vérité sans nous ménager.

  5. J’ai vu ce film au cinéma il y a quelques années, et je me souviens bien que Di Caprio était imbuvable, mais à part ça il ne m’en reste rien .. si ce n’est cette débauche de coke, d’argent jeté par les fenêtres, de filles faciles .. et un certain malaise avec cette façon de vivre, alors que les autres triment comme des malades pour finir la fin du mois !

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