Les déferlantes / Claudie Gallay

Falaises, mer déchaînée, cormorans et balades en solitaire, découvrons ensemble un roman à l’ambiance énigmatique.

lesdéferlantes.png

2

Pointe du Cotentin, de nos jours. Une jeune femme taciturne est envoyée dans un village de quelques âmes pour observer les oiseaux marins. Malgré son côté peu sociable, elle s’intègre dans ce microcosme rural. Un jour, un homme débarque dans le village. Les habitants finissent par reconnaître Lambert, l’unique fils survivant d’une famille disparue dans le naufrage d’un voilier. Ce dernier revient vendre la maison de ses parents, mais cherche aussi à obtenir des réponses sur l’accident qui a emporté sa famille.

1

«Les déferlantes» est ce qu’on peut appeler un roman à ambiance. Effectivement, le village qui sert de décor à l’intrigue a tous les éléments pour vous plonger dans une atmosphère lourde et mystérieuse avec sa situation isolée, ses habitants au passé parfois tourmenté et surtout son décor de falaises, d’oiseaux noirs et de phare solitaire. L’effet est immédiat, cette ambiance, qui confère parfois au malsain, est accrocheuse et l’on souhaite connaître ce qui se cache dans ce village et dans le passé de la narratrice. Pour la première partie du roman, en tout cas.

Mais, il faut l’avouer, qu’à partir du dernier tiers, cela se gâte. Tout d’abord, parce que le mystère qui entoure Lambert et sa famille disparue a été éventé pour moi très rapidement et c’est assez pénible de voir la narratrice et Lambert enquêter sur le sujet durant toute la durée du roman, alors que toutes les preuves sont là, évidentes, sous leur nez. C’est parfois tellement exagéré que cela en devient presque invraisemblable. De plus, le style de l’auteure, assez poétique et métaphorique, finit par être répétitif. Cela donne surtout l’impression qu’elle comble les vides de son récit avec des phrases descriptives de la nature, censées représenter l’état d’âme de la narratrice, mais qui, au final, n’apporte rien de plus à ses personnages -que l’on cerne très rapidement- et à l’histoire qui aurait pu être réglée avec 150 pages de moins et plus de plaisir de lecture.

En résumé, un roman qui avait reçu un très bon accueil lors de sa sortie, mais qui, pour moi, tourne franchement à vide. 

Claudie Gallay, «Les déferlantes», 2008, chez les Editions du Rouergue et chez Babel.

 

 

 

Publicités

4 réflexions sur “Les déferlantes / Claudie Gallay

  1. Ce roman qui a effectivement été très bien accueilli au moment de sa sortie me laisse plutôt froide… Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je n’ai pas très envie de tenter sa lecture. Quand je lis ton avis, je me dis que j’ai raison, non ? 😉

    1. Je ne peux pas te déconseiller totalement, on ne sait jamais! 😉 mais disons que même si les avis négatifs sont minoritaires, j’ai quand même vu que certains avaient aussi été dérangés par l’intrigue qui est vite éventée….et surtout par ses personnages complètement aveugles!

  2. Oh que je te rejoins ! C’est le type de livre qui donne envie de lire enveloppée dans un plaid, lovée dans le canapé, la tempête au loin, mais qui accumule les clichés (le pauvre sculpteur passionné à qui la gloire sourit) et s’étire, s’étire comme une cuillère de confiture sur une trop grande tartine (tiens, un cliché). Une bonne ambiance malgré tout, mais un livre décevant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s