« Better Call Saul », la naissance du plus douteux des avocats

Nostalgique de la série «Breaking Bad», vous pouvez sans souci vous jeter sur sa petite sœur!

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Jimmy McGill n’est pas encore Saul Goodman. Il est un petit avocat raté qui survit difficilement des affaires où il est commis d’office. Son bureau est un minable cagibi à l’arrière d’un salon de manucure. De plus, il doit s’occuper de son frère qui vit comme un ermite depuis qu’il est devenu électrosensible.

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Si la série «Breaking Bad» a livré de nombreux personnages tous plus savoureux les uns que les autres, Saul Goodman est probablement l’un des plus emblématiques. Avec ses costumes chamarrés, l’avocat aura animé les saisons avec son bagou, sa mauvaise foi et sa façon très particulière d’interpréter la loi. Proposer une spin-off de «Breaking Bad», une préquelle plus exactement, était à la fois simple -on surfe sur une cote de popularité énorme- et risqué -les attentes du public sont gigantesques-. Mais, l’on peut dire que «Better Call Saul» s’en sort très bien. Même si cela n’est pas nécessairement évident en regardant les premiers épisodes.

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Effectivement, la série ne facilite pas la vie du spectateur puisqu’elle joue sur les temporalités. Nous sommes face à une préquelle censée se dérouler avant «Breaking Bad», mais on se rend compte que certaines scènes se passent après la fin de la série-mère. On comprend alors que la série souhaite nous emmener sur le chemin de la destinée de Jimmy alias Saul. Une destinée en forme de montagnes russes que l’on a très rapidement une irrésistible envie de suivre, notamment pour pouvoir répondre à la question: «Comment en est-il arrivé là ?»

La série bénéficie d’un ton tragi-comique très agréable. Difficile de ne pas sourire devant les situations invraisemblables dans lesquelles se met Jimmy pour satisfaire son besoin viscéral de gagner. Mais «Better Call Saul» joue aussi sur la corde du drame, notamment au travers de querelles familiales destructrices et de la quête identitaire de Jimmy. Bob Odenkirk incarne de manière très juste ce personnage à la fois irritant, parce qu’il est prêt à tout, et sympathique, parce qu’il part de rien.  «Better Call Saul» a également la particularité d’avoir un montage brutal (oui, vous verrez, c’est surprenant la première fois!).

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Après avoir littéralement bouffé les 3 saisons disponibles, je pense pouvoir dire que «Better Call Saul» est une réussite qui surfe à merveille sur la nostalgie de «Breaking Bad», en permettant de retrouver Gus Fring, Mike Hermantraut et les autres, tout en s’émancipant de son modèle.

Dernière remarque: la série est tout à fait compréhensible sans avoir vu «Breaking Bad», cependant certaines références risquent d’échapper au novice ne permettant pas de profiter à fond de la série.

En résumé, une spin-off aussi bonne que la série dont elle est issue, ce qui est particulièrement rare.

 

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4 réflexions sur “« Better Call Saul », la naissance du plus douteux des avocats

  1. Si j’ai dévoré les deux premières saisons, j’avoue avoir plus de mal avec la dernière que je trouve vraiment longuette. Espérons que la fin de la saison ravivera mon intérêt.

    1. Alors même si j’ai beaucoup aimé cette dernière saison, je suis d’accord que le contenu de l’histoire est un peu trop étalé sur les épisodes. La saison aurait pu avoir un épisode de moins sans problème…

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