La poursuite du bonheur / Douglas Kennedy

Crash-test du très populaire Douglas Kennedy avec l’histoire d’une New-Yorkaise courageuse dans l’Amérique des années 1950.

lapoursuitedubonheur.png

2

Kate, un enfant et récemment divorcée, enterre sa mère, Dorothy Malone. Lors de l’enterrement, elle revoit Charlie, son frère aîné, brouillé avec sa mère, et elle rencontre également une femme étrange: Sara Smythe. Cette dame âgée semble tout savoir de Kate et de sa famille, alors qu’elle n’a jamais entendu parler d’elle. D’abord irritée par l’insistance de Sara à vouloir rentrer en contact avec elle, Kate finit par lire un récit que lui donne Sara. Là, elle apprendra toute l’histoire de Sara, et de son grand amour, qui est intrinsèquement liée à celle de la famille de Kate.

1

J’ai longtemps hésité à lire du Douglas Kennedy, car j’avais tendance à classer cet auteur dans la catégorie des écrivains commerciaux, mais comme on m’a maintes fois recommandé «La poursuite du bonheur», j’ai tenté l’expérience.

La bonne surprise de ce roman c’est que la grande romance de la vie de Sara Smythe n’est pas vraiment le centre du roman, mais plutôt un évènement marquant qui va laisser des traces indélébiles dans la vie de Sara. Le cœur du roman étant plutôt une dissection des mœurs de l’époque.

L’histoire contée par Douglas Kennedy est plus qu’une simple histoire de famille, bouleversée par un secret. Au travers de l’histoire de Sara, l’auteur raconte les États-Unis de l’après-guerre, en pleine paranoïa face au communisme et empêtrée dans le conservatisme. Dans cette ambiance, Sara Smythe va faire figure d’héroïne n’hésitant pas à naviguer à contresens par son indépendance et sa réussite professionnelle. Une chose rare pour une femme dans les années 1950, même dans l’insolente New York. On prend la mesure dans «La poursuite du bonheur» de la machine à broyer qu’était le maccathysme et sa chasse aux sorcières où n’importe qui pouvait se voir dénoncer (même à tort) comme communiste et voir sa vie détruite.

Malgré le plaisir que j’ai eu à lire le destin tortueux de cette femme tenace, j’ai trouvé l’écriture de Doulas Kennedy très basique: elle n’est pas désagréable, elle est fluide, mais sans personnalité, ni recherche. Ainsi, j’aurais tendance à classer Douglas Kennedy dans les auteurs de «lectures passe-temps», fidèle à mon préjugé de départ.

En résumé, une lecture agréable qui met en valeur un destin de femme particulier, mais qui pèche par son écriture banale. 

Douglas Kennedy, «La poursuite du bonheur», chez Belfond et Pocket, 2001.

Publicités

5 réflexions sur “La poursuite du bonheur / Douglas Kennedy

    1. alors je l’ai lu en français car c’est un livre de récupération. Si je lis un autre Douglas Kennedy j’essayerai de le lire en VO pour voir la différence!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s