« Saint-Laurent », une beauté qui sonne creux

De prime abord peu intéressée par le thème de la mode, mais ayant été marquée par  «L’Apollonide» de Bertrand Bonello, je me suis lancé dans son «Saint-Laurent».

Affiche-Saint-Laurent.jpg

2

1967, Paris. Après avoir été licencié de la maison Dior, Yves Saint Laurent, grâce à l’aide de son compagnon Pierre Bergé, travaille dans sa propre maison. Mais, la personnalité fragile du couturier, ses excès et ses amants rendent sa vie professionnelle et affective tourmentées.

1

Je ne suis pas particulièrement intéressée par la mode, mais la battle des films sur Yves Saint-Laurent en 2014 a tout de même attiré mon attention. Le film dont il est question ici est celui qui n’est pas adoubé par le gardien du temple, alias Pierre Bergé. Au final, la déception est grande.

saint-laurent-6.jpg

«Saint-Laurent» est un très beau film avec une mise en scène soignée où chaque plan est élaboré avec soin. Il ressort de beaucoup d’images du film une ambiance assez froide et dérangeante. Donc, esthétiquement, il n’y a rien à reprocher. Du côté des acteurs, Gaspard Ulliel est vraiment magnifique en Yves Saint-Laurent. Il a l’avantage d’avoir une ressemblance naturelle avec le couturier, mais il y a également un magnifique travail sur la voix et la diction.

Saint-Laurent-fin-de-larticle-dernier-plan.png

Mais, alors qu’est-ce qui ne va pas dans ce film? Il n’apprend au spectateur strictement rien d’intéressant sur le couturier. Sans connaissance sur le domaine de la mode et son histoire, j’aurais aimé qu’on m’explique pourquoi Yves Saint-Laurent a révolutionné la silhouette des femmes, qu’on me montre comment il travaillait, comment il créait. Mais, dans «Saint-Laurent», on ne voit que les problèmes psychiatriques, affectifs et sexuels du créateur. Ajoutons à cela que le film dure 2h30 pour un contenu discutable, avec notamment des scènes de boites de nuit longues, nombreuses et sans intérêt.

IMG_5937.jpg

Le test Bechdel:

Ayant eu de la peine à maintenir mon intérêt tout le long du film, il me semble que ce dernier ne passe pas le test Bechdel, mais je n’en suis pas certaine. Par contre, ce qui est certain, c’est que le film montre assez peu l’amour des femmes du couturier. Les mannequins sont des numéros (littéralement) et il fait peu de cas de ses couturières. Mais, c’est vrai que dire le milieu de la mode est sexiste, c’est un peu comme dire que la nuit il fait sombre.

En résumé, si vous souhaitez en apprendre plus sur la vie du créateur, trouvez un autre moyen de vous renseigner.

Publicités

10 réflexions sur “« Saint-Laurent », une beauté qui sonne creux

  1. J’avais bien apprécié celui avec Pierre Niney, on en apprenait beaucoup, à la fois sur l’homme et sur le créateur. Tu en as pensé quoi? Gros bisous! Maéva

  2. Pour ma part j’avais été totalement séduite par l’interprétation de Uliel mais c’est vrai qu’il n’y a pas grand chose comme « faits ». Il faut encore que je regarde l’autre film de cette battle…

  3. Je n’ai pas encore vu celui-là mais bien la version avec Pierre Niney, incroyable lui aussi en Saint-Laurent. Et ce biopic là parle bien plus de sa vie et de son travail !

  4. « Mais, c’est vrai que dire le milieu de la mode est sexiste, c’est un peu comme dire que la nuit il fait sombre. » Ahahaha cette phrase est magnifique de vérité !! 😀 😀

  5. J’avoue que je ne suis pas particulièrement intéressée par ce film mais si j’ai l’occasion de le voir, on en rediscutera 😉 merci pour cet avis ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s