« Dallas Buyers Club », stetson et SIDA

Le SIDA dans les années 1980, au Texas? Un sujet sulfureux et passionnant porté par un film un peu trop académique.

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synopsis

Dallas, 1985. Ron Woodroof, un cowboy toxicomane, accro au sexe, fan de rodéo et macho comme il faut, découvre qu’il est séropositif et qu’il lui reste très peu de temps à vivre. Tout d’abord plongé dans le déni et la rage d’avoir attrapé une maladie qu’il croyait réservée aux homosexuels, il finit par se faire traiter. Malheureusement, le traitement autorisé aux USA cause de violents effets secondaires. Avec un peu d’aide, il se lance alors dans la contrebande de médicaments plus adaptés.

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«Dallas Buyer Club» est un des films notoires de l’année 2014: récompensé trois fois aux Oscars, marquant par les transformations physiques impressionnantes des acteurs Matthew McConaugney et Jared Leto (chacun une vingtaine de kilos en moins). Mais, au visionnage, cela donne quoi?

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Rien d’original, si je vous dis que Matthew McConaugney et Jared Leto sont tous simplement géniaux dans ce film. McConaugney incarne dans sa chair ce pur cowboy texan, mélange hypocrite du conservatisme du Sud et d’une vie décadente, faite de paris truqués, de sexe et de drogue. Jared Leto quant à lui est méconnaissable dans le rôle de Rayon, un homme transsexuel qui aide Ron dans sa quête du médicament qui pourra les «sauver».

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Car c’est bien de cette quête dont parle le film. À cette époque, un seul médicament est autorisé, l’AZT. Une molécule qui dans des dosages élevés est très agressive. De plus, le seul moyen de recevoir la molécule est de participer à un test avec placebo, donc d’avoir une chance sur deux de recevoir des pilules remplies de sucre en poudre. Pour éviter la violence des effets secondaires et de servir de cobaye, Ron organise donc un Buyers Club, qui permet de se fournir en médicaments illégaux aux USA.

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L’histoire est vraiment passionnante, mais Jean-Marc Vallée hésite entre le récit documentaire et le récit de vie proche des personnages. Ainsi, le film ne contient que quelques scènes qui permettent à une réelle empathie de naître. Le reste du temps, le spectateur reste «loin» des personnages. Cela donne un résultat étonnamment froid, alors qu’on aurait pu s’attendre à un film qui prend aux tripes (comme le film C.R.A.Z.Y. du même réalisateur). Ajoutons à cela, Jennifer Garner qui semble s’être égarée sur le plateau de tournage, vu son expression constante de biche effarouchée.

Le test Bechdel:

Le film passe le test.

En résumé, un bel écrin pour une performance d’acteurs et une histoire passionnante, mais qui reste convenu et un peu froid.

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8 réflexions sur “« Dallas Buyers Club », stetson et SIDA

  1. J’aime beaucoup les performances de McConaughey et Leto, le sujet est intéressant mais j’ai trouvé l’histoire filmée trop platement, ça manque un peu d’enjeux voire même un peu d’émotion par moments.

    1. peut-être qu’il souffre pour moi de la comparaison avec CRAZY où j’ai trouvé que l’on était en totale empathie avec le personnage, alors que pour Dallas Buyers Club, c’est moins le cas.

      1. Je n’ai pas vu « Wild » car j’ai pas trop le feeling avec Reese Witherspoon, mais faudrait que je m’intéresse à Café de Flore pour voir ce que ça donne!

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