« Making a murderer », plus de questions que de réponses…

Quand on vous parle de série documentaire, vous n’êtes pas enthousiaste? «Making a Murderer» va vous torturer les méninges, tout en vous interrogeant sur le système judiciaire américain.

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Steven Avery a passé 18 ans en prison pour agression sexuelle avant d’être innocenté par un test ADN. Retrouvant la liberté, il exige 36 millions de dollars de dommages et intérêts et met en cause les services du shérif et du procureur de Manitowoc. Mais entre-temps, une jeune femme, Theresa Halbach, disparaît. Sa voiture et des résidus d’os sont retrouvés sur la propriété des Avery. De plus, Brendan, un neveu d’Avery ayant un léger déficit cognitif, avoue des faits terrifiants aux inspecteurs.

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Parler de «Making a Murderer» est assez difficile, car autant la série est hautement excitante, autant il faut prendre un peu de recul sur le sujet pour avoir un œil neutre. Mais commençons par évoquer pourquoi cette série va vous scotcher sur votre canapé.

Comme évoqué plus haut, «Making a Murderer» est une série documentaire, qui a suivi sur plus de 10 ans les péripéties et les retournements de situation de l’affaire Avery. Sa forme est tout ce qu’il y a de plus classique, mais l’histoire qu’elle présente paraît tout droit sortie de l’imagination d’un auteur de polar. Steven Avery et sa famille son tun pur produit white trash: ils tiennent une casse automobile, sont méprisés dans leur ville, pauvres et peu éduqués. Coupable tout désigné, Steven ira en prison pour un viol qu’il n’a pas commis, sous l’influence d’une police pas très impartiale. Puis, la libération, l’euphorie de la justice enfin rendue. Tout va pour le mieux jusqu’à la disparition de Theresa Halbach.

À première vue, tout, absolument tout accuse Avery: les témoignages et les preuves matérielles. Le problème? À la fois les témoignages et les preuves matérielles sont récoltés dans des circonstances étranges et qui permettent de penser que la police n’a peut-être pas digéré les accusations concernant la précédente accusation d’Avery. Je ne vous en dis pas plus, mais sachez que vous risquez d’être persuadé de l’innocence d’Avery à la fin des 10 épisodes de «Making a Murderer».

Cependant, il faut savoir que la série documentaire de Laura Ricciardi et Moira Demos fait polémique aux États-Unis. Effectivement, les réalisatrices sont accusées d’avoir enlevé de la série certaines pièces à conviction très compromettantes pour la défense de Steven Avery et surtout d’avoir fait peu de cas de Theresa Halbach, la victime dans cette affaire. D’ailleurs, l’émission Investigation Discovery parle de ces éléments et je vous conseille son visionnage.

Ayant regardé la série et cette fameuse émission, il ne me reste à présent qu’un insupportable doute. Doute sur la culpabilité d’Avery, envie de savoir qui a pu bien tuer cette jeune femme, interrogation sur le fonctionnement de la justice américaine et surtout l’affreux questionnement sur le potentiel manipulatoire de cette série-documentaire…

En résumé, si vous avez envie de suspens, de tortures de méninges et de questionnements éthiques, cette série-documentaire est pour vous.

Série disponible sur Netflix.

 

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