Ciné-rapido: « Delicatessen » et « Le gardien, c’est moi »

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Delicatessen / Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro / 1991

DelicatessenSynopsis: Dans un immeuble qui semble éloigné de tout, sur fond de terrorisme et de disette, un ancien clown sans-le-sou est engagé comme concierge par le boucher qui tient la boutique du rez-de-chaussée. Cet immeuble délabré est peuplé d’étranges personnes dont un éleveur de grenouilles et d’escargots, des fabricants de boîte à meuh et une musicienne timide. Cependant, notre ancien clown ne sait pas qu’il est tombé dans un nid de cannibales.

Jean-Pierre Jeunet est probablement un des réalisateurs français le plus connu internationalement, notamment avec son fameux «Amélie Poulain». C’est également un des réalisateurs qui divise le plus, car il a autant de fans, que de gens qui ont son univers en horreur. Personnellement, je fais partie du premier groupe, donc c’est avec plaisir que j’ai découvert son premier film. D’ailleurs, il est impressionnant de voir que «Delicatessen», sorti en 1991 (donc 10 ans avant «Amélie Poulain») contient déjà tout ce qui fait le succès (ou la détestation) du cinéma de Jean-Pierre Jeunet: les filtres de couleurs, les acteurs filmés de très près, les univers oniriques, les décors vintage et décalés, les acteurs au visage emblématique, etc. C’est beau, c’est drôle, c’est cynique, c’est poétique, bref j’adore. Le film passe le test Bechdel de justesse.

Le gardien, c’est moi (Der Goalie bin ig) / Sabine Boss / 2014

01Synopsis: Suisse alémanique, fin des années 1980. Après avoir passé une année en prison pour une histoire de trafic de drogue, Ernst, que tout le monde surnomme «Goalie» (le gardien), retourne dans la petite ville où il a grandi et vécu. Malgré ses antécédents, c’est un homme gentil et bon vivant qui veut repartir à zéro, notamment avec la charmante Regula, mais son passé semble ne pas le laisser tranquille.

«Der Goalie bin ig» est l’adaptation d’un roman de l’auteur Pedro Lenz qui a l’originalité d’être écrit en dialecte alémanique (bernois) et non en allemand. Je n’étais pas hyper partante pour regarder ce film, car j’avais peur d’une production glauque: banlieue grise, ancien toxicomane, etc. Mais j’ai été happée par les premières minutes et le film n’a pas volé ses 4 récompenses au Prix du cinéma suisse. Il y a une authenticité terrible qui se dégage de ce film. Il est impossible de ne pas ressentir de l’empathie pour le personnage principal, sorte de anti-héros naïf que la vie n’a pas épargné, interprété à merveille par Marcus Signer qui a une vraie « gueule ». C’est un film simple et touchant, qui évite le « happy end » obligatoire et qui traite de sujets difficiles sans tomber dans le misérabilisme. Le film ne passe pas le test Bechdel.

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2 réflexions sur “Ciné-rapido: « Delicatessen » et « Le gardien, c’est moi »

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