« Jessica Jones », une héroïne à rebrousse-poil

Encore du Netflix et encore du Marvel. Que penser de la dernière mouture du géant américain de la vidéo à la demande?

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Jessica Jones, en plus d’être une détective privée alcoolique, est dotée d’un superpouvoir: une force surhumaine. Alors qu’elle enquête sur la disparition mystérieuse d’une jeune femme, ses anciens démons vont resurgir, sous la forme d’un ancien amant plus que redoutable.

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Avant toute chose, posons le contexte. Je ne suis pas du tout connaisseuse de l’univers Marvel, c’est-à-dire que les personnages de cette série étaient de parfaits inconnus pour moi. Donc, ma critique repose uniquement sur ce que j’ai vu de la série.

Au premier abord, je m’intéresse assez peu à l’univers des super-héros, mais la perspective de découvrir une héroïne à contre-courant me réjouissait, donc j’ai tenté l’aventure. Et j’ai aimé, même si quelques points laissent à désirer.

Il ne faut que quelques secondes pour adorer Jessica Jones, une sorte de super-héroïne maudite, qui préfère les jeans et l’alcool aux costumes et aux actes héroïques. Une jeune femme abîmée par la perte de ses parents, par le poids de son pouvoir et surtout par une très mauvaise rencontre: Kilgrave, un homme ayant la capacité d’imposer sa volonté aux gens, y compris leur demander de se mutiler ou de mettre fin à leurs jours. La série est d’autant plus sympathique qu’elle renverse le cliché du détective alcoolique aigri en en faisant une femme et non un quinquagénaire bedonnant.

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La force de cette série, c’est clairement ses personnages principaux qui sont remarquablement bien interprétés. Les personnages de Jessica (Krysten Ritter, vue dans Breaking Bad et Veronica Mars) et de Killgrave suffisent à rendre la série accrocheuse. Et même si l’on affectionne rapidement le personnage de Jessica et son caractère bien trempé, Killgrave, interprété par David Tennant, est magnifique, car il arrive, sous son infâme machiavélisme, à être parfois naïf. De manière générale, les personnages secondaires donnent vraiment du sel à la série.

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Le thème principal de la série est également plutôt original: les relations abusives. Effectivement, «Jessica Jones» aborde le viol ou les violences, notamment au travers de la relation de Killgrave et de Jessica (mais c’est valable pour toutes les interactions de Killgrave avec un être humain) et la relation de Trish, la sœur adoptive de Jessica, avec sa mère.

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Cependant, côté scénario, la série est décevante sur certains points. Tout d’abord, la fin de la saison donne envie de s’écrier :«Tout ça pour ça!». Puis, parfois le scénario semble manquer de cohérence. Killgrave pourrait probablement, avec son pouvoir, arriver plus facilement à ses fins. Mais, il est vrai que la cohérence d’un scénario est complexe à gérer quand un personnage a le pouvoir de faire faire ce qu’il veut aux êtres qui l’entourent!

En résumé, une série qui a la qualité d’être à contre-courant dans la représentation des femmes, même si elle manque un peu de complexité. 

 

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6 réflexions sur “« Jessica Jones », une héroïne à rebrousse-poil

  1. J’ai beaucoup aimé je dois dire, avec un bémol : c’est une ambiance si dure et oppressante que je ne pouvais pas regarder plus d’un épisode à la fois, et encore, avec un certain intervalle de temps entre 2 épisodes…

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