« Mommy »: Xavier Dolan sobre et magistral

Découverte et enthousiasme (enfin!) pour un film de Xavier Dolan.

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Dans un Canada du futur proche, une nouvelle loi autorise les parents d’enfants très difficiles à confier ceux-ci à une institution d’État de type hôpital psychiatrique pour mineurs. Dans ce contexte, Diane, une jeune veuve doit s’occuper de Steve, son fils, après qu’il ait été renvoyé d’une institution pour adolescents problématiques. Steve, diagnostiqué hyperactif, est devenu impulsif et violent après la mort de son père.  La situation est complexe pour Diane, car elle doit arrêter de travailler afin d’avoir un œil sur son fils. Elle va cependant trouver une aide inespérée en la personne de sa timide voisine.

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En voyant, «Mommy», j’ai eu une brusque envie de crier : «Enfin!». Parce qu’après deux films qui m’avait laissé un goût d’inachevé, c’est-à-dire l’évidence d’un talent et d’une créativité incroyable, mais avec une réalisation un peu pompeuse et un côté hipster assez horripilant, j’ai enfin pu voir comment le talent du réalisateur pouvait être mis au service d’un film beau, émouvant et plutôt sobre.

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Première chose, «Mommy», contrairement aux films que j’ai pu voir, donne une plus grande place aux personnages et aux émotions et laisse les effets de réalisation surréalistes au vestiaire. Avec son cadrage carré, le réalisateur reste collé à ses personnages et à leur ressenti. De la colère, de la tristesse, du désespoir, beaucoup de fatalité, mais aussi de la joie et de la combativité (par exemple, Steve, le fils psychologiquement instable, peut être atrocement agaçant, tout en étant terriblement touchant).

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Le vecteur principal de ces émotions, en plus du cadrage intelligent (d’ailleurs à un moment le cadrage change et ce n’est pas anecdotique), est le trio d’acteurs qui interprète Diane, Steve et Kyla (Anne DorvalAntoine Olivier Pilon et Suzanne Clément). Un trio tout simplement magique avec une interprétation tellement vivante qu’on reste persuadé qu’on pourrait les croiser au coin d’une rue de la banlieue de Montréal. Une prestation totalement au service de ce drame social dure et émouvant, mais qui ne verse jamais dans le larmoyant.

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Dernière chose cocasse, la bande-son de «Mommy». Essentiellement faite de tube radio FM des années 1990 à 2010 (y compris du Céline Dion!), elle surprend vu le côté très «hype» du réalisateur. Mais étonnamment, ces musiques se fondent très bien dans le film.

Le test Bechdel:

Le film passe le test sans encombre. De plus, il fait la part belle à deux personnages féminins combatifs.

En résumé, il faut vraiment voir ce film de Xavier Dolan. Un film où il arrive à montrer sa créativité, tout en restant sobre et accessible. 

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