Frank Sinatra dans un mixeur / Matthew McBride

Découverte d’un deuxième roman dans le style «neo noir»: une histoire avec des personnages peu recommandables qui courent après un gros paquet d’argent.

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Un gangster et un junkie braque une banque au volant d’une camionnette de boulangerie. Le gangster se fait descendre et le junkie récupère l’argent. Pas de chance pour lui, le commanditaire du casse souhaite récupérer à tout prix cet argent, mais il n’y a pas que lui. Nick Valentine, ex-policier devenu détective privé, flanqué d’un yorkshire nommé «Frank Sinatra», souhaite aussi mettre la main sur ce magot avec l’aide d’associés de fortune, entre deux bouteilles de whisky et 4 cachets d’Oxycodine.

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Ayant le cœur bien accroché et la lecture un peu masochiste, je me suis replongée dans la noirceur et la violence d’un roman «neo noir» après un premier essai. La sensation ressentie en terminant le livre? L’impression d’avoir beaucoup bu et d’avoir pris beaucoup de drogues. Il faut dire que le personnage principal, Nick Valentine, est au dernier degré de la polytoxicomanie avec des quantités homériques d’alcool et de cachets ingurgités.

J’ai eu d’abord un peu de mal à rentrer dans le livre car je trouvais l’histoire assez peu originale et surtout j’avais l’impression de «lire» un film de Quentin Tarantino (Reservoir Dogs pour ne pas le citer…). Ce n’est pas que je n’aime pas les films de Tarantino, c’est même tout le contraire, mais je trouvais que cela manquait un peu d’innovation. De plus, le style de l’auteur n’a rien de très exceptionnel.

Puis, je me suis dit que le livre était probablement un hommage volontaire au réalisateur précédemment cité et je me suis laissée porter par le récit des aventures rocambolesques, violentes et foireuses des deux équipes qui cherchent à récupérer le magot, un vrai paroxysme du MacGuffin. Je me suis même totalement plongée dans le côté tarantinesque du récit en imaginant Michael Madsen dans le rôle de Nick Valentine (Mr Blonde dans Reservoir Dogs justement). Avec sa carrure et sa tronche, il a le physique parfait pour incarner un ex-policier capable d’être encore droit dans ses bottes après une bouteille de vodka…

Alors conformément à l’ambiance des romans «neo noir», «Frank Sinatra dans un mixeur» est un roman violent (avertissement: des scènes de violence humaine et animale assez dérangeantes…), cynique, immoral et grinçant. Donc vous êtes prévenu-e-s…

En résumé, un livre très filmesque, pas d’une folle originalité, mais jouissif tout de même avec son côté irrévérencieux.

Matthew McBride, «Frank Sinatra dans un mixeur» (titre original: Frank Sinatra in a Blender), Paris: Éditions Gallmeister, 2015, 256 pages. 

Merci aux éditions Gallmeister pour l’envoi sur demande du livre en service presse.

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