« American Bluff », sur le thème de l’arroseur arrosé version 70’s

Découverte d’«American Bluff» (2013), un film ultra-nommé aux Oscars, mais qui est parti de la cérémonie sans statuette dorée sous le bras.

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1978, New Jersey. Irving Rosenfeld, escroc de haut vol, rencontre Sydney Prosser, une femme avec un certain talent d’actrice, lors d’une fête. C’est le coup de foudre. Les deux tourtereaux ne vont pas tarder à s’associer et faire fructifier un business malhonnête, mais très rentable. Malheureusement, Sydney et Irving sont piégés par Richie DiMaso, un agent du FBI. Ce dernier leur propose un marché: le couple doit l’aider, grâce à son talent pour l’arnaque, à coincer des politiciens corrompus et il abandonnera les charges contre eux. L’opération, qui paraît compliquée mais faisable, prend une tournure explosive notamment à cause de la mégalomanie de Richie, de l’imprévisible femme d’Irving, Rosalyn, et de l’intervention indésirable de la mafia.

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«American Bluff» est ce qu’on appelle dans le jargon un «film de personnages», c’est-à-dire un film dont l’intrigue est plus centrée sur l’évolution des personnages que sur le déroulement du scénario (définition de celle qui vous écrit, validée par personne à part elle-même…).ab

Et pour faire un bon «film de personnages», vous l’aurez deviné, il faut des acteurs talentueux. Ici, l’affiche envoie du lourd –Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper, Jennifer Lawrence (entre autres)- mais en plus tient ses promesses. Entre la transformation physique de Christian Bale (c’est bien lui, le petit gros chauve et disgracieux…), les bigoudis de Bradley Cooper et la douce folie de Jennifer Lawrence, le spectateur ne pourra qu’apprécier. Personnellement, j’ai même été surprise en bien par Amy Adams, dont j’avais une image ternie en raison d’un film pitoyable («Une nouvelle chance») dans lequel elle avait joué. De plus, les dialogues sont bien écrits, souvent savoureux, et mettent parfaitement en exergue l’affrontement des egos et des ambitions des différents personnages.

Amy Adams stars as Sydney Prosser in Columbia Pictures' AMERICAN HUSTLE.

L’ambiance de la fin des années 1970 semble bien retranscrite, même si on remarque tout de même quelques vilaines perruques dans les accessoires, qui font aussi vraies que les manteaux en fausse fourrure de chez H&M.

Cependant, «American Bluff» n’échappe pas à un des défauts récurrents des «film de personnages»: le scénario qui passe (un peu) au second plan. L’histoire que raconte «American Bluff», son intrigue à multiples tiroirs, est extrêmement intéressante. Mais, la foison de personnages, la complexité de l’intrigue et la longueur film font que celui-ci perd de son rythme sur la fin. C’est dommage, car c’est à ce moment-là que les éléments du final se mettent en place.

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Mais ce dernier reproche est plus de l’ordre du pinaillage, car «American Bluff» est un film bien réalisé avec de très bons ingrédients: des acteurs à la hauteurs, du suspens, de l’amour, de la comédie, un peu d’action (et aussi des bigoudis…). Le réalisateur, David O. Russell, montre enfin ses capacités, vaguement entraperçues dans le moyennement convaincant «Happiness Therapy».

Le test Bechdel:

Le film passe le test à la raclette, mais il le passe tout de même.

En résumé, un des très bons films de 2013 qui sait mêler qualité et divertissement.

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4 réflexions sur “« American Bluff », sur le thème de l’arroseur arrosé version 70’s

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