« Rubber » ou la petite virée d’un pneu psychopathe

Chronique d’une comédie d’horreur à l’humour totalement absurde qui risque de laisser quelques traces de freinage dans votre cerveau.

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2Dans le désert californien, un pneu aux pouvoirs psychokinétiques, tue tout ceux qui se trouve sur son chemin…

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On ne peut faire plus clair comme synopsis! On peut ajouter à cela que le pneu, en plus d’être un serial killer, s’entiche d’une charmante jeune femme qu’il va poursuivre. Effectivement, le réalisateur n’a pas peur de rajouter une couche d’absurde à son scénario déjà costaud en la matière. Mais, que l’on soit sensible ou pas à ce genre d’humour, le film de Quentin Dupieux reste une petite pépite du cinéma indépendant.

Tout d’abord, parce que le film est un hommage au «no reason». Effectivement, l’un des personnages explique en introduction que, dans la plupart des films, on trouve des éléments de «no reason». Pourquoi les héros se rencontrent et tombent amoureux ? Pourquoi, dans les films d’horreur les gens finissent toujours par se séparer ? Réponse: pas d’autres réelles raisons que le souhait du réalisateur! «Rubber» est donc construit entièrement sur le «no reason».

Ensuite, le film a été tourné en 14 jours avec deux appareils photo, ce qui n’empêche pas «Rubber» d’avoir une mise en scène originale, ainsi que des images de qualité.

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De plus, le réalisateur a réussi à trouver des tout petits trucages et des astuces de mise en scène qui donnent l’impression que le pneu est vivant, voire qu’il a une personnalité, alors qu’il n’y a pas d’images de synthèse pour l’animation du pneu.

Enfin, Quentin Dupieux a l’idée originale d’ajouter des spectateurs dans son propre film qui vont vivre la même expérience que vous. On peut seulement espérer que vous aurez une meilleure fin qu’eux. Effectivement, «Rubber» reste une comédie d’horreur et le compteur des morts va rapidement s’affoler.

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Le test Bechdel:

Le film ne passe pas le test Bechdel. Deux jeunes filles ont bien une conversation, mais elles ne sont pas nommées (à part dans les crédits du film, mais on ne peut pas vraiment dire que ça compte). Mais, dans le cas de ce film, le test Bechdel est difficilement applicable, car le film ne tourne ni autour des hommes, ni autour des femmes, mais autour d’un objet…

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En résumé, oui, ce film est dingue. Mais, cela reste un très bel O.V.N.I. du cinéma indépendant. Donc, mettez vos exigences de logique en veilleuse et suivez les traces (sanglantes) de Robert, le pneu.

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2 réflexions sur “« Rubber » ou la petite virée d’un pneu psychopathe

  1. UFO aussi oui LOL , ça m’a gavé ( grave ) ! en plus ce pneu n’a pas de sexe la scène dans la chambre d’hotel OMG … enfin bon le cinéma semble couteux parfois !
    Merci pour le partage

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