« Welcome to the Rileys », une perle du cinéma indépendant

Chronique d’un très joli film sorti en 2010, «Welcome to the Rileys», avec le grand James Gandolfini (paix à son âme) et la jeune Kristen Stewart, qui, étonnamment, a plus que deux expressions faciales dans son répertoire.welcome_to_the_rileys_ver2

2Doug et Loïs Riley sont un couple englué dans un quotidien triste et morne depuis le décès de leur fille. Loïs, victime de crises d’angoisse, ne sort plus de chez elle et Doug fuit sa déprime dans les bras de Viviane, sa maîtresse. En déplacement professionnel, Doug rencontre Mallory, une strip-teaseuse particulièrement entreprenante, mais surtout particulièrement jeune. Il se prend alors d’affection pour cette gamine visiblement perdue.

1Attention, critique dithyrambique ! Effectivement, il est difficile de trouver des défauts à ce film touchant, bien filmé et bien interprété. Cette oeuvre aborde plusieurs thématiques délicates (la perte d’un enfant, la culpabilité, la prostitution) avec une grande finesse et évite de sortir les grands violons à chaque scène émouvante.

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Le réalisateur  Jake Scott (fils de Ridley) montre un couple avec un pied dans la tombe (vous comprendrez en regardant le film…), enterré sous une montagne de chagrin et de culpabilité. Mais, ceci n’est pas montré à coup de cris et de larmes, mais à coup de silences pesants et de mises en scène intelligentes. Le métier de strip-teaseuse/prostituée de Mallory n’est pas non plus surexploité. C’est-à-dire que l’on en fait pas un drame, ni le centre de l’histoire. Alors que l’histoire d’un couple qui a perdu sa fille et qui s’attache à une ado strip-teaseuse aurait pu être un scénario terriblement niais et moraliste, Jake Scott en fait une fresque subtile avec peu de mots échangés et une émotion palpable (personnellement, j’ai dû lutter contre une larmichette aigüe…). Cerise sur le gâteau, les images sont accompagnées d’une musique au banjo, sobre et délicate, tout à fait en accord avec le film.

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Le film est également royalement servi par les trois acteurs qui l’interprètent. Tout d’abord, James Gandolfini, parfait comme toujours. Puis, Kristen Stewart, franchement impressionnante dans le rôle de Mallory et excellente dans son échange avec Gandolfini (une grande partie des dialogues seraient des improvisations de Kristen Stewart…). Finalement, Melissa Leo, d’une très grande subtilité dans son interprétation de Loïs, une femme blessée et angoissée, mais dont le moi profond n’attend qu’une petite brèche pour remonter à la surface.

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Le test Bechdel:

En plus d’être un petit bijou, «Welcome to the Rileys» passe le test Bechdel sans problème. Définitivement, il a tout bon ce film et on peut se réjouir des futures productions de Jake Scott qui, malgré son âge, est un réalisateur débutant.

En résumé, vous avez vraiment besoin que j’en rajoute pour aller découvrir ce film ?

 

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12 réflexions sur “« Welcome to the Rileys », une perle du cinéma indépendant

  1. J’avais vu ce film par hasard, quand j’avais vu que c’était Kristen Stewart, j’avais très envie de regarder justement pour voir que c’était une bonne actrice et qu’elle avait été maltraitée avec Twilight sans qu’on prenne en compte ses autres films. J’ai adoré ce film, je le cherche en DVD depuis et ça m’a motivée à en regarder d’autres avec elle, notamment Speak qui a l’air vraiment bien et dans une histoire assez « torturée » comme ce film. James Gandolfini… pas besoin de s’étaler je crois. Le casting est bon pour un bon film. C’est bien joué, bien raconté, bref, il fait partie de mes incontournables maintenant. 🙂

  2. Il est passé à la télé dernièrement, et j’ai franchement apprécié. Mr mon homme faisant une réflexion ou deux sur Kirsten Stewart (Merci Twilight!)… Mais un bon film que j’ai regardé jusqu’au bout!

  3. Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Ce film est parfaitement interprété et mis en scène de façon très subtile.
    N’oublions pas que Kristen a tenu de beaux rôles dans Speak, In the land of women, The runaways ou Into the wild.
    Et James Gandolfini ! Il donne de la profondeur et une certaine légitimité à Doug.

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