« Mange, prie, aime »…et passe ton chemin

Si vous êtes tenté par un gros ramassis de clichés bien gluants, réalisé avec la finesse d’une tronçonneuse, «Mange, prie, aime» est fait pour vous.03c003c003100620-photo-mange-prie-aime (1)

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Elizabeth Gilbert, écrivaine new-yorkaise, ne se sent plus à sa place dans sa vie. Un jour, elle plaque tout: son mari, sa maison, son pays et même son nouveau petit ami. Elle décide alors d’aller quatre mois en Italie pour réapprendre à manger, quatre mois en Inde pour prier dans un ashram et de finir l’année à Bali pour aimer…

1«Mange, prie, aime» est l’adaptation d’un roman autobiographique à succès d’Elizabeth Gilbert: «Eat, Pray, Love : One Woman’s Search for Everything Across Italy, India and Indonesia». Je n’ai pas lu ce livre, mais je peux affirmer que je ne serais jamais allée voir au cinéma cette adaptation. Je suis d’ailleurs très heureuse de n’avoir pas dépensé d’argent pour le visionner. Ce film est réellement pathétique.

«Mange, prie, aime» de Ryan Murphy (2010) a trois défauts fondamentaux. Premièrement, sa réalisation est digne d’un téléfilm à gros budget. Il n’y a aucune recherche dans la mise en scène et le film profite simplement de la beauté de ses décors. Chose que n’importe quel réalisateur pas trop fauché peut faire.

Deuxièmement, le film est terriblement américano-centré et rempli de clichés sur l’Europe et sur l’Asie. Dans «Mange, prie, aime», les Italiens sont forcément adeptes du farniente et les Asiatiques toujours pieux et sages. Le personnage interprété par Julia Roberts est également un cliché féminin occidental ambulant avec son indécision chronique (c’est connu, les femmes ne savent pas ce qu’elles veulent et sont totalement soumises à leurs émotions…) et sa recherche de spiritualité et de bien-vivre à l’étranger (typique de l’Occidental fortuné en manque de sens à sa vie…).

En plus de ces deux défauts déjà fatals au film, il se trouve que «Mange, prie, aime» est accompagné d’une bande-son parfaitement immonde. Rien ne vous est épargné. A chaque scène émouvante, on sort les violons, histoire de bien souligner: « Attention, voilà un moment fort ! ». Au cas où on ne l’aurait pas remarqué. Me faut-il préciser que le film finit sur un coucher de soleil…

En regardant «Mange, prie, aime», j’ai eu envie de lever les yeux au ciel toutes les cinq minutes. Est-ce possible d’être réalisateur et de ne pas voir le ridicule de certaines scènes ? Le film est, au final, une espèce de coquille vide qui sert à mettre en valeur Julia Roberts et où les autres acteurs ne servent qu’à remplir l’écran.

Le test Bechdel:

Réussi, car on trouve dans «Mange, prie, aime» plusieurs personnages féminins nommés et qui parlent de sujets ne tournant pas exclusivement autour des hommes. C’est pas pour autant que je vous le recommande…

En résumé, un film qui ne vaut même pas la peine qu’on y jette un œil…

La bande-annonce:

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4 réflexions sur “« Mange, prie, aime »…et passe ton chemin

  1. J’avais lu le livre vite fait bien fait, il m’avait plu, mais sans plus, et si j’ai pensais un moment regarder le film, les 5 premières minutes m’ont donné si peu envie que j’ai arrêté… peut-être un jour, par curiosité, mais vu ce que tu en dis… ça me donne encore moins envie, je sens que ça va m’énerver aussi !:D

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