L’Atlas mondial des sexualités / Nadine Cattan et Stéphane Leroy

Vous aimeriez savoir où déménager pour avoir une sexualité folle et libérée? Savoir dans quel pays on a plus de 10 rapports sexuels par mois? Ou encore, où l’on expérimente le plus les plans à trois? Petits curieux et petites curieuses, «L’Atlas mondial des sexualités» vous comblera.41s1+kvjllL

1
Il est peu probable que cet atlas devienne votre livre de chevet, mais il semblait pertinent de parlé de ce livre, tout récemment sorti, sur ce blog. La sexualité reste encore aujourd’hui un sujet plus ou moins tabou. Bien sûr, on parle de plus en plus de sex toys, de porno, etc. Mais quand on en arrive au sujet de nos propres pratiques sexuelles, on devient tout à coup un peu plus silencieux. L’atlas permet donc une incursion statistique dans nos pratiques sexuelles et celles de nos voisins.

Mais, attention, ce livre ne se contente pas d’analyser la bagatelle, il aborde aussi nombre de thèmes graves. Réalisé par trois géographes, Nadine Cattan, Stéphane Leroy et Cécile Martin, l’«Atlas mondial des sexualités: libertés, plaisirs et interdits» est une mine d’informations, divisée en 5 thèmes: sexualités autorisés; le couple dans tous ses états; l’industrie, l’argent et le sexe; violences autour du sexe et la ville, refuge des sexualités minoritaires.

On y apprend un grand nombre de détails intéressants et surprenants, notamment:

-En Chine, l’âge légal pour se marier est de 20 ans et de 21 ans en Inde.

-En Europe, peu importe l’âge légal du consentement sexuel, le premier rapport sexuel a lieu entre 15 et 18 ans  (les Islandais sont les plus précoces et les Italiens les plus tardifs).

-Aux États-Unis, certains états comme le Maine, le Dakota du Nord et le Kansas, subissent un tourisme de l’avortement, à cause de leurs états voisins très restrictifs en la matière.

-De manière générale, pour avoir une sexualité libérée, il vaut mieux être scandinave que méditerranéen.

-En France, les femmes très diplômées ont moins de probabilité de subir un viol que leurs concitoyennes peu éduquées.

L’atlas est un recueil de statistiques et de cartes provenant de diverses sources comme l’Insee, l’Unicef, les Nations Unies, mais également d’entreprises à but lucratif comme Durex, ou le site internet Gleenden.com. Ce qui est un peu problématique, car l’on a aucune idée de comment sont faites les statistiques dans ces entreprises. J’ose espérer que les auteurs ont contrôlé les méthodes utilisées par leur source… De plus, aucune statistique ne contient de marge d’erreur. D’accord, c’est une lubie propre aux personnes ayant un peu touché aux stats, mais sans une marge d’erreur affichée, on peut faire passer pour significatives des statistiques qui ne valent rien.

Autre reproche que l’on peut faire à cet atlas, c’est de ne pas parler du thème de la masturbation qui fait pourtant bel et bien parti de la sexualité.

Dernière remarque, par pitié, ne pas utiliser une taille de police si petite. J’ai beau ne pas avoir 70 ans, j’ai trouvé cela minuscule et un peu désagréable à lire.

En résumé, une bonne vulgarisation pour s’informer des états généraux de la sexualité dans le monde. A feuilleter pour briller en société (pas trop prude, la société). Si vous avez besoin de quelque chose de plus scientifique, fouillez dans la bibliographie de l’atlas.

Atlas mondial des sexualités, Nadine Cattan et Stéphane Leroy, Éditions Autrement, 2013, 96 pages.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s