Moi aussi, j’ai cédé au « Trône de fer » de G.R.R. Martin

Parler du «Trône de Fer» en ce moment, ce n’est pas très original, mais je tenais tout de même à parler de cette incroyable saga sombre, violente et épique. Coup de coeur inside !

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«Le Trône de fer» narre l’histoire de plusieurs nobles familles qui se partagent le continent de Westeros. L’histoire se déroule dans un univers médiéval avec quelques créatures et éléments magiques, qui étaient censés avoir disparu. En Westeros, les saisons ont également une façon particulière de s’écouler, puisque l’été et l’hiver ont des durées aléatoires, ils peuvent durer quelques mois comme plusieurs années. Le royaume est protégé contre les ténèbres de la forêt située tout au nord du continent par un mur de pierre et de glace.

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A moins de n’aimer ni les séries, ni les sagas médiévales-fantastiques, il y a peu de chances que vous n’ayez jamais entendu parler du «Trône de fer», A song of Ice and Fire en version originale, écrite par George Raymond Richard Martin, faisant de lui le Tolkien américain. Compte tenu de cela, je ne vais pas m’étaler sur des centaines de lignes pour parler d’un livre sur lequel tout a déjà été dit. Encore moins depuis que la série télévisée «Game of Thrones» l’a encore plus popularisé. Cependant, je tenais tout de même à en parler, car ce livre reste une superbe découverte.

L’intrigue du «Trône de fer» tourne principalement autour de la famille Stark, qui règne sur le nord et sur la cité de Winterfell. Famille qui va se retrouver embarquée, malgré elle, dans un jeu des trônes où seuls les plus retors gagneront.

Vu comme ça, cela n’a rien d’original, des seigneurs qui se querellent sur fond de guerres d’ego, d’intrigues politiques et de créatures maléfiques. Mais G.R.R. Martin amène tout de même un peu d’originalité dans le genre.

Tout d’abord, chaque chapitre se fait du point de vue d’un personnage, mais en étant raconté à la troisième personne, ce qui donne l’impression de pouvoir se déplacer au milieu de tous les personnages et de connaître les intrigues, de tous les points de vue. L’oeuvre de Martin a aussi l’avantage de ne pas être manichéenne. Oui, il y a des méchants, mais les gentils ne sont pas si gentils. Dans «Le Trône de fer» personne n’est vraiment blanc comme neige.

G. R. R. Martin n'est pas connu pour la rapidité de son écriture. Il a laissé jusqu'à 6 années s'écouler entre deux tomes.
G. R. R. Martin n’est pas connu pour la rapidité de son écriture. Il a laissé jusqu’à 6 années s’écouler entre deux tomes.

La saga de G.R.R. Martin est également très sombre et ce dernier n’a aucune once de pitié pour ses personnages. Ce qui fait que l’on s’inquiète toujours pour ses protagonistes préférés. A raison, car l’auteur est définitivement un sadique. Le sexe tient aussi une place importante dans l’oeuvre, en comparaison avec la plupart des romans connus de fantasy. D’ailleurs, c’est en lisant le «Le Trône de fer» que je me suis rendue compte que la sexualité n’existait pas dans «Le Seigneur des Anneaux». Bizarre, car la Terre du Milieu n’a pas l’air de se dépeupler, à un moment ou un autre ils doivent bien se reproduire…

Si l’on continue dans la comparaison avec la saga de Tolkien, dans «Le Trône de fer», les femmes ont des rôles bien plus importants que dans «Le Seigneur des Anneaux» (chez Tolkien, le seul personnage féminin important est Eowyn, le rôle d’Arwen a été amplifié pour le film uniquement). Dans «Le Trône de fer», il y a beaucoup de personnages féminins et qui sont aussi importants que les personnages masculins. Par contre, cela ne signifie pas qu’elles sont toujours bien traitées. La saga s’inspire de l’époque médiévale, caractérisée par sa domination masculine et l’utilisation systématique du viol par les guerriers pour se récompenser après une victoire. Vous l’aurez compris, si votre truc, c’est plutôt les oiseaux qui chantent et le soleil qui brille, évitez ce livre.

Mais la série, alors ?

Je n’ai pas encore regardé la série «Game of Thrones» et je compte lire chaque intégrale avant de regarder la saison qui lui correspond. Je vais donc pouvoir me plonger dans la saison 1 très prochainement et voir prendre vie les personnages. Vous l’aurez compris, le «Trône de Fer» et moi entamons une belle histoire d’amour !

En résumé, si les sagas épiques vous plaisent ou vous tentent, jetez-vous sur «Le Trône de Fer», c’est du médiéval-fantastique moderne et ce n’est pas difficile à lire quand on a les personnages en tête.

Le Trône de Fer: l’intégrale 1 (titre original: a Game of Thrones), G. R. R. Martin, Éditions J’ai lu, 2010, 790 pages.

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3 réflexions sur “Moi aussi, j’ai cédé au « Trône de fer » de G.R.R. Martin

  1. J’aime aussi beaucoup cette saga que je n’ai d’ailleurs pas encore fini parce que justement, les tomes tardaient à sortir quand je les lisais au lycée… haha ^^
    Bonne lecture de la suite 🙂

  2. C’est un peu stupide de dire que « la sexualité » n’existe pas dans la saga de Tolkien, il a écrit cela à une époque où cela ne se faisait pas (et n’était pas nécessaire pour obtenir l’attention des lecteurs) de décrire des scènes de sexe, cependant l’amour et les différentes générations sont bien là, il suffit de réfléchir un peu.

    1. L’absence de sexualité chez Tolkien n’est pas liée à l’époque. En 1955, année de publication du « Retour du roi », le sulfureux roman « Lolita » de Nabokov a été publié. Donc, dire « qu’à l’époque cela ne se faisait pas » est très réducteur et peu en rapport avec la littérature de cette décennie. Évidemment, Tolkien était un catholique fervent et pas l’homme le plus moderne d’Angleterre, mais cette absence de sexualité est propre à beaucoup d’autres auteurs du genre fantasy et n’est pas forcément empreint de conservatisme. L’absence de sexualité est une façon de sacraliser les héros, de les mettre au-dessus de leur condition de simple humain, car la sexualité renvoie souvent à la bestialité, aux fluides corporelles, considérés comme non-nobles. Donc, je maintiens, il n’y a pas de sexualité chez Tolkien et le sentiment amoureux est également peu mis en valeur, puisque les histoires d’amour sont racontées principalement dans les annexes du Seigneur des Anneaux et pas dans le récit principal. A votre tour de réfléchir…

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