« 120 secondes présente la Suisse »: la 1ère lausannoise

Revue du spectacle « à-peine-commencé-mais-déjà-un succès » qui retourne la Suisse dans tous les sens. Extrêmement drôle, mais surtout très intelligent ! Désolé, ce sera définitivement une critique très gentille, aussi gentille que Gilles Surchat.

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Si vous n’êtes pas Suisse, il y a peu de chance que vous connaissiez «120 secondes». En bref, «120 secondes», c’est une chronique radiophonique filmée qui dure plus ou moins deux minutes (comment ça, vous aviez deviné ?). Le principe:  une parodie d’interview entre un animateur radio (Vincent Veillon) et un invité (Vincent Kucholl) sur un thème d’actualité. Les sketches les plus populaires sont vus jusqu’à 20’000 fois et la chronique est un véritable phénomène en Suisse.

«120 secondes», version spectacle, ça donne quoi ?

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Veillon et Kucholl
Photo: Claude Dussex

Le duo nous présente un spectacle fait de sketches et de vidéos. Le fil rouge: une conférence qui tourne mal, où le pauvre conférencier est interrompu par des inopportuns et est confronté à des invités pas toujours coopératifs. Pas de surprise, les hurluberlus du spectacle sont une bonne partie des personnages habituels de la chronique: Stève Berclaz, le métalleux valaisan; Gaëtan Brunner, le rappeur lausannois; Reto Zenhäusern, le top-manager; Ignacio Chollet, le paysan vaudois; Karl-Heinz Inäbnit, le commandant de la place d’armes de Bure; Serge Jaquet, le drogué de la Riponne et bien sûr le fameux chômeur jurassien bernois aux culs de bouteille Gilles Surchat !

Mais alors, c’est bien ?

019-150x150Oh oui, c’est vraiment très bien. Il n’y a qu’à écouter rire la salle pour s’en convaincre. Les vidéos qui accompagnent les sketches sont vraiment de très bonne qualité. Mais, en plus d’être drôle, le spectacle a une qualité rarissime, l’intelligence. Au-delà de faire rire, il vous permet de répéter votre culture générale suisse. Pas étonnant, me direz-vous, quand on sait que Vincent Kucholl est diplômé de science politique et qu’il dirige une collection de livres sur les institutions suisses. Le spectacle a un potentiel pédagogique rarement vu dans une prestation comique.

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Le spectacle n’est évidemment pas parfait (c’était la 3ème représentation, seulement). Vincent Veillon ne semble pas encore tout à fait à l’aise dans son rôle et certains sketches sont plus drôles que d’autres. Mais franchement, c’est pinailler. A n’en pas douter, après une dizaine de représentations, le spectacle sera au poil ! Par contre, personnellement, j’aurais aimé pouvoir profiter un peu plus de la compagnie de notre ami Gilles Surchat.

Bilan de la soirée: Génial !

Je ne vais pas vous dire d’aller acheter des billets, parce que presque tout est complet jusqu’en 2014. Donc, si vous avez déjà vos billets, vous êtes chanceux. Sinon, il va falloir prendre son mal en patience et surveiller l’annonce de nouvelles dates ou tomber sur quelqu’un qui revend ses billets (un accident est si vite arrivé…).

Reportage sur le spectacle:

Quelques extraits de la chronique quotidienne :

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